Justine Henin, comme un Diesel
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Justine Henin, comme un Diesel

SERGE FAYAT

Publié le - Mis à jour le

ENVOYÉ SPÉCIAL À NEW YORK

Elle aurait dû, sans mauvais jeu de mots, en faire de la goulasch. Justine Henin, cela dit, s'est un petit peu emmêlé les ustensiles, mardi midi, au moment de mélanger les ingrédients de la recette devant lui permettre d'écarter la Hongroise Aniko Kapros (WTA 129) au premier tour de l'édition 2003 de l'US Open. Dans le stade Arthur Ashe, la lauréate de Roland Garros a ainsi peiné pour venir à bout de sa modeste adversaire, s'imposant 7-5 et 6-3 en 1h28, le premier set à lui seul ayant duré 54 minutes.

«C'est toujours comme cela avec moi lors des premiers tours, confia-t-elle. Je suis un Diesel. Il faut que je me mette en marche. Et puis, je ne me considère pas comme la favorite. C'est normal que les médias concentrent leur attention sur Kim et moi-même en l'absence des soeurs Williams. Elles sont blessées, elles n'y peuvent rien. Kim, elle, est n°1. Moi, je suis n°3. Il n'empêche, il y a encore beaucoup d'étapes à franchir d'ici à une nouvelle finale belge.»

Justine Henin craignait ce premier tour. Elle n'a pas spécialement eu tort, surtout au vu du premier set, mais son inquiétude devait néanmoins être plus d'ordre psychologique qu'autre chose. Aniko Kapros, en effet, n'a guère changé par rapport à l'an dernier, lorsqu'elle profita de l'état de santé précaire de la Rochefortoise pour la battre à Roland Garros.

La Hongroise ne risque toujours pas l'excès de vitesse au service, et si elle a perdu du poids, elle n'est pas encore un modèle en matière de déplacement. En revanche, quand on joue sur elle, elle peut être déroutante... «J'avais pris une belle claque à Roland Garros et je ne voulais pas revivre pareille expérience, reconnut-elle. J'étais un petit peu tendue et j'ai très mal dormi cette nuit. Physiquement, je ne me sentais pas très bien. Et puis, ce n'est pas facile de jouer contre une fille qui sert si lentement. Je sais que je dois rentrer dans la balle et aller vers le filet, mais quand il y a du vent, c'est plus facilement dit que fait...»

Jeudi, au deuxième tour, c'est la Croate Silvija Talaya (WTA 70) qu'elle affrontera. En ce moment, ce qui la tracasse c'est une gêne dans le bas du dos, qu'elle traîne depuis plusieurs mois et qui va probablement l'obliger à se reposer. «J'avoue que je n'ai pas trop envie d'en parler, raconta-t-elle. Ce que je peux dire est qu'il s'agit d'une inflammation dont je souffre depuis avril et la rencontre de Fed Cup contre l'Autriche. Quand je reste longtemps assise, je ne me sens pas très bien par la suite. Cela ne m'empêche pas de jouer, mais comme il s'agit de la troisième rechute, je vais sans doute devoir m'arrêter...»

Gageons que l'Ardennaise tiendra encore bien le coup deux petites semaines...

MALISSE IN

Chez les Messieurs, où le sort ne nous était pas clément, Xavier Malisse n'a pas éprouvé de difficulté à battre..... Olivier Rochus en trois sets 6-3 6-4 6-2 alors que Christophe Rochus était éliminé par Van Lottum 6-0 6-2 6-2.

© Les Sports 2003

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