La quadruple lauréate de Roland-Garros a évoqué les grands moments de sa carrière et la situation actuelle.

À la veille de son 38e anniversaire, Justine Henin a participé à un live Instagram avec un grand sponsor du tennis mondial. Pour l’occasion, la quadruple vainqueur de Roland-Garros a abordé différents sujets.

La situation actuelle : “Le tennis me manque, je devais beaucoup voyager pour mon travail de consultante mais finalement je suis à la maison avec mon mari et mes enfants. Pour le moment, je suis très impliquée dans mon académie. J’aime voir et aider les jeunes dans leurs projets. Et pas spécialement pour atteindre le plus haut niveau. Et puis je passe du temps avec mes enfants, j’assume pleinement mon rôle de maman. On connaît une période bouleversante et j’ai profité de cette coupure pour prendre du temps pour moi.”

Titre juniors (1997) : “Je n’étais pas parmi les favorites. J’ai sauvé quatre balles de match en demi-finale contre Nathalie Dechy puis je bats Cara Black en finale. Une fille contre qui je restais sur une défaite quelques semaines plus tôt. Cela a lancé ma carrière. Pourtant la semaine suivante je revenais les pieds sur terre avec des examens à passer à l’école.”

Quatre titres à Roland-Garros : “J’ai toujours l’impression que ces succès ils m’appartiennent mais sont aussi ceux d’une autre personne. Petite je rêvais de cela même si peu de gens pensaient que c’était possible. Je suis fière et heureuse d’appartenir à l’histoire de ce tournoi. Je suis consciente de ce que j’ai réalisé. J’avais le jeu qu’il fallait pour gagner sur la terre battue. La surface sur laquelle j’ai fait mon écolage. Je considère que Roland-Garros, c’est un peu chez moi. Encore maintenant. J’ai joué au tennis car j’ai vu Roland à la télévision. C’est une belle histoire d’amour avec le Grand Chelem français.”

Premier titre à Roland (2003) : “Quelques mois avant Roland il y a eu un déclic dans ma tête. Au même titre que d’autres je me considérais comme une des favorites du tournoi. Le jour de la finale, j’ai été rattrapée par ma mission, celle de gagner pour ma maman. Je n’ai pas abandonné mes rêves. C’est important que les enfants vivent de rêves. Quand j’avais cinq ans, je vivais dans ma chambre d’une victoire à Roland en me jetant au sol, en soulevant le trophée et en répondant aux questions des journalistes. J’ai eu la chance de m’accomplir dans ma passion.”

Sa carrière : “Vu les débauches physiques nécessaires pour que je sois à niveau, je savais que ma carrière ne serait pas très, très longue. Je me suis concentré sur certains objectifs.”

Son revers : “J’ai eu la chance de grandir avec deux grands frères très sportifs. À quatre ans, on jouait au ping-pong à la maison et c’est vrai que je sentais bien la balle. Et j’allais jouer avec eux pendant des journées entières au tennis. On jouait avec les copains. Au niveau du revers, je l’ai toujours fait à une main. À neuf ans, j’ai eu un coach qui m’a envoyé des centaines et des centaines de balles sur mon revers. Et c’est devenu naturel. Quand je retape, le revers revient assez vite. Mais pour bien l’utiliser il fallait que je profite aussi de ma rapidité qui est aussi naturelle.”

Kim Clijsters : “Si elle n’avait pas été là en même temps que moi, je n’aurais pas été une si bonne joueuse. C’est certain. C’est comme Nadal, Federer et Djokovic qui ont fait évoluer le tennis. La concurrence ne doit pas vous paralyser. Il ne faut pas se comparer mais se nourrir de ce que réalisent les autres. On possédait des personnalités différentes avec Kim. On ne va pas se téléphoner pour aller manger un bout ensemble mais quand on se croise on se parle beaucoup, surtout des enfants. J’ai été surprise de son retour à la compétition mais je respecte son choix. Mais je n’ai jamais ressenti l’envie de faire comme elle.”