En marge de la présentation de la 3e édition des "10 km des grottes" de Han-sur-Lesse, le 22 juin en faveur de son association d'aide aux enfants malades en Belgique 'Justine For Kids', Justine Henin a évoqué mardi devant la presse ses projets, ses envies et donné son opinion sur le récent tournoi de Roland-Garros qu'elle a remporté à quatre reprises (2003, 2005, 2006, 2007). "Je n'ai pas vu beaucoup de matchs. J'ai constaté que les quatre demi-finalistes chez les femmes étaient athlétiques. Sharapova reste une guerrière. Que l'on l'aime ou pas, elle a une mentalité de championne. Halep, je ne l'avais jamais vue jouer. Elle a une intelligence de jeu. Il y a un petit quelque chose qui me rappelle moi-même. Elle joue sur ses qualités, n'a pas un jeu stéréotypé. Il est offensif et agressif", a confié Henin visiblement séduite.

"Nadal c'est au-delà de tout ce qu'on peut imaginer. Au début du 2e set en finale je ne le voyais pas s'en sortir. Il s'est accroché comme un lion, chapeau. L'année prochaine, ce sera encore plus difficile. Il aura énormément de pression mais cela fait quelques années que c'est déjà le cas. Federer reste malgré tout le plus grand de tous les temps, selon moi."

"Quand je réfléchis à comment rester liée au monde du tennis, l'idée de devenir coach me tente. Cela va prendre encore du temps. La difficulté sera d'être capable de transmettre mes convictions et de m'adapter à la personnalité du joueur. Ce serait un beau challenge pour moi."

Pour l'heure, Justine entend profiter au maximum de la sa famille et de sa fille Lalie. Elle a découvert le plaisir des voyages, "c'est ce qui me passionne le plus", et notamment leur organisation. Elle reconnaît n'avoir rien vu lors de ses voyages au cours de sa carrière d'où une vraie frustration. Après Bruges, il y a deux mois, et la Corse, ce sera le Canada cet été avant d'envisager l'Australie. Elle espère aussi donner un petit frère ou une petite soeur à Lalie avant de penser à replonger dans le tennis d'ici 2, 3 ou 5 ans. Si elle devient coach ce sera avec un jeune élément qui n'aura pas encore confirmé au plus haut niveau.

Interrogée sur le creux que connaît le tennis belge, Justine a son idée: "On est un pays avec beaucoup de potentiel technique mais on coince au niveau physique. Potentiel technique et talent ne suffisent pas. Les jeunes n'arrivent plus à se faire mal. Pour faire carrière, il faut y dédier sa vie et dès 12-13 ans. Maintenant, je n'encouragerai pas ma fille à faire carrière."

Si elle a délaissé (momentanément) les sports de raquette, Henin, qui pratique le ski en hiver, s'est lancé dans la course à pied "avec humilité" avec le rêve d'un jour courir le marathon, "de préférence celui de Bruxelles". Sans idée de performance, juste pour se surpasser, "même en cinq heures".

Justine Henin reste passionnée par le sport et aujourd'hui c'est évidemment les Diables Rouges et la Coupe du monde de football qui retiennent l'attention. "Je suis derrière les Diables. On a beaucoup d'attente mais ce ne sera pas facile. L'équipe est jeune et va découvrir la Coupe du monde. Le talent ne suffira pas. Il faudra de la hargne et un esprit de groupe. Il y a trois Diables en particulier que j'apprécie: Courtois, c'est le plus haut niveau et il offre un sentiment de sécurité; Kompany, une mentalité et un capitaine idéal; et Debruyne, lui se donne à 300%, il est courageux et fait plaisir à voir."