Kim Clijsters en démonstration

Tennis

SERGE FAYAT

Publié le

Kim Clijsters en démonstration
© EPA

ENVOYÉ SPÉCIAL À NEW YORK

A la limite, elle en était quelque peu gênée. C'est une véritable leçon de tennis que Kim Clijsters a infligée à Laura Granville (WTA 37), mercredi après-midi, pour se hisser au troisième tour de l'US Open. Dans le stade Arthur Ashe, sous un beau et généreux soleil, la première joueuse mondiale n'a laissé que deux petits jeux à son infortunée adversaire, s'imposant 6-1, 6-1 en 49 minutes à peine.

«Je savais que je devais hausser le niveau de mon jeu si je désirais éviter des problèmes, confia-t-elle. Je suis très contente d'y être parvenue. C'était quasiment le jour et la nuit par rapport à mon premier tour et cette évolution se veut rassurante...»

Kim Clijsters, que tous les Américains voient bien triompher dans dix jours à Flushing Meadow en l'absence des soeurs Williams, est donc montée en puissance. Il s'agit d'une bonne nouvelle. C'est que, vendredi, les choses sérieuses vont tout doucement commencer pour elle. Au troisième tour, elle se mesurera ainsi à Svetlana Kuznetsova (WTA 29), l'une des nombreuses Russes qui montent sur le circuit féminin. «Je crois qu'il doit y en avoir treize ou quatorze dans le tableau final ici. C'est incroyable! Et je sais, par ma soeur Elke, que d'autres suivent derrière. Je pense que cela peut en effet s'expliquer par le fait que la Russie ne possède pas la Fédération la plus riche et que beaucoup d'entre elles doivent se battre dès leur plus jeune âge pour espérer arriver. Et cela paye.»

Kim Clijsters n'a jamais connu la défaite contre Svetlana Kuznetsova. Si elle a souffert, l'an dernier, pour la vaincre à Tokyo, ne s'imposant que 7-5 au troisième set, elle l'a beaucoup plus facilement battue, récemment, lors de la folle semaine à Los Angeles qui la mena vers la première place mondiale. «Comme toutes ses compatriotes, elle frappe fort dans la balle, mais je pense que pour s'être entraînée longtemps en Espagne, elle est plus à l'aise sur terre battue. Il faudra que je sois agressive dès le début de sorte de ne pas lui permettre de rentrer dans la partie et de mettre son jeu en place.»

La Limbourgeoise, pour le reste, se montrait surtout très déçue que la Belgique n'ait pas obtenu l'organisation de la phase finale de la Fed Cup. Si elle n'a pas dit ouvertement qu'elle renonçait à participer, son discours était teinté d'amertume. «J'aurais vraiment voulu jouer à domicile, soupira-t-elle. Je ne pense d'ailleurs sincèrement pas que Moscou soit un bon choix. La dernière fois que nous y avions joué (NdlR: en avril 2000), il y avait même plus de Belges que de Russes présents. C'est à espérer que la Russie atteigne la finale, sans quoi les rencontres risquent une nouvelle fois de se disputer devant 100 ou 200 spectateurs. Je ne sais pas encore moi-même si je jouerai ou non. Devoir aller de Los Angeles, après le Masters, à Moscou ne sera pas facile. L'ITF doit ouvrir les yeux. Oui, il se pourrait que je boycotte...»

© Les Sports 2003

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