Kim Clijsters en roue libre

Kim Clijsters en roue libre
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Tennis

SERGE FAYAT

Publié le à - Mis à jour le à

ENVOYÉ SPÉCIAL À NEW YORK

Kim Clijsters a connu une entrée en matière particulièrement aisée à l'US Open. La Limbourgeoise a, certes, usé de trois balles de match pour s'imposer mais elle remporta sa partie avec une rapidité exemplaire.

En 52 minutes, ni plus ni moins, elle se trouvait sous la douche. Sur le Grandstand, le troisième court le plus important de Flushing Meadows, la Limbourgeoise (WTA 7) n'a laissé qu'un jeu à la modeste Espagnole Conchita Martinez Granados (WTA 100), homonyme de l'ancienne lauréate de Wimbledon, pour se hisser au deuxième tour. `Je me sens bien. Pour mon premier match depuis ma défaite contre Barbara Schett à Montréal, je peux me montrer satisfaite, expliqua-t-elle en salle de presse deux heures après son match. La collaboration avec mon coach, Marc Dehous, et ma kiné, Evelyne Coppens, se passe parfaitement. Je n'ai plus désormais qu'à me concentrer sur mon tennis. Il s'agit d'un immense avantage, car si j'avais par exemple eu besoin aujourd'hui d'un massage à l'issue de mon match, j'aurais dû attendre 20h. Là, Evelyne s'est déjà occupée de moi. Elle est même devenue une amie. Nous sommes déjà parties faire du shopping ensemble...´

A l'instar de Justine Henin, Kim Clijsters a également connu une préparation en dents de scie à la dernière levée du Grand Chelem. Après avoir brillamment atteint la finale à Stanford et s'être inclinée sur le fil en quarts de finale à San Diego contre Venus Williams, elle a subi deux contre-performances, s'inclinant d'entrée à Los Angeles contre la Slovène Katarina Srebotnik puis en huitièmes de finale à Montréal contre l'Autrichienne Barbara Schett.

`Etre n°1 ne m'obsède pas´

Cette mise en jambes tranquille de ce mardi ne lui aura dès lors pas fait de tort. `Je suis une joueuse qui a besoin de disputer beaucoup de matchs pour être performante et force est de constater que cette saison, j'ai souvent dû me ménager en raison de mon épaule. Mais bon, je ne suis pas la seule. Lindsay Davenport et Martina Hingis peuvent également en parler. Depuis Wimbledon, cela dit, je ressens une nette amélioration. Cette année-ci est difficile, mais il y aura d'autres occasions. C'est cela qui fait le charme du tennis. Mon ambition est d'essayer de retirer le maximum de ma carrière. Devenir un jour première joueuse mondiale ne m'obsède pas. J'ai déjà été troisième et si je devais en rester là, ce serait très bien aussi...´

Ce jeudi, au deuxième tour, elle rencontrera l'Américaine Mashona Washington (WTA 116), soeur d'un certain MaliVai Washington, finaliste à Wimbledon en 1996 contre Richard Krajicek. Entrée à Flushing Meadows par le biais d'une wild-card, elle a battu au premier tour une autre Espagnole, Gala Leon Garcia (WTA 111), en deux sets.

Bref, même si tout match doit toujours être joué, le tournoi de Kim ne commencera sans doute qu'au tour suivant...

© Les Sports 2002

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