Elle n'aurait pas dit non à quelques jours de vacances, mais elle ne se voyait pas, non plus, ne pas faire l'effort de jouer. Après un an d'absence liée à sa fameuse blessure au poignet, Kim Clijsters (WTA 14) s'apprête à effectuer, samedi et dimanche, son grand retour en Fed Cup. A Bree, chez elle, la Limbourgeoise tentera d'aider la Belgique à se maintenir dans le Groupe mondial de la compétition en battant l'Argentine.

«Je suis rentrée samedi de Wimbledon, dimanche, j'ai fait la lessive, et je me suis entraînée pour la première fois lundi après midi, expliqua-t-elle lors du traditionnel point de presse. Je me réjouis d'être de retour. J'adore disputer la Fed Cup. En outre, nous possédons une chouette équipe. L'ambiance est excellente. Nous rions beaucoup...»

Après la parodie de tennis que représenta le match aux Etats-Unis, fin avril, le retour de Kim Clijsters est une bénédiction pour le nouveau capitaine Carl Maes. C'est qu'avec elle, la Belgique devrait pouvoir assurer sa place parmi les huit meilleures nations de la planète l'an prochain. Préférant se concentrer sur sa carrière individuelle, la Limbourgeoise avait bien, dans un premier temps, décidé de faire l'impasse sur la compétition, mais les dirigeants fédéraux surent la convaincre, en transférant notamment la rencontre, organisée par l'AFT, dans son fief.

«Je n'ai pas souvent l'occasion de me produire en Belgique. Et puis, je connais plein de gens ici qui se déplaceront pour me voir. Ce sera très gai. C'est vrai que je reste sur une année difficile et que la Fed Cup peut parfois être une plaie en raison du calendrier, mais à partir du moment où elle convient à mon planning et que je suis en bonne santé, j'essaye de me libérer. Je trouve important de défendre les couleurs du pays. Et je suis très motivée...»

«Nous sommes favorites»

Son élimination en huitième de finale à Wimbledon contre Lindsay Davenport est, en tout cas, digérée. Toujours à la recherche d'un premier titre dans une levée du Grand Chelem, elle aurait, bien entendu, préféré que le gazon londonien lui offre l'occasion d'une revanche, mais elle a tourné la page.

«Le fait de disputer le double mixte m'a aidée à chasser ma déception. Moins d'une heure après ma défaite, je me retrouvais déjà sur le court. Et puis, j'estime que j'ai disputé un très bon match contre Lindsay. J'ai perdu contre la première joueuse mondiale qui, en outre, a failli gagner le tournoi. Même avec le recul, je ne vois pas ce que j'aurais pu faire de plus.»

Son regard, désormais, est tourné vers cette rencontre de Fed Cup contre l'Argentine. Sur une surface rapide qui convient généralement bien à son tennis, Kim Clijsters devrait pouvoir emmener l'équipe belge vers la victoire. Elle ne désirait, toutefois, pas se montrer trop présomptueuse.

«Je ne connais pas Dulko et Diaz Oliva personnellement, mais bien en tant que joueuses de tennis. Sur le papier, il est clair que nous sommes favorites, mais en Fed Cup, des surprises ne sont jamais à exclure. C'est ce qui fait le charme de cette compétition. Tout ne dépend pas d'une seule joueuse. Les Argentines pourront jouer sans pression. Elles n'auront rien à perdre. Nous devrons être très concentrées, car elles savent aussi taper sur une balle...»

© Les Sports 2005