Kim Clijsters, victorieuse dimanche de l’Américaine Venus Williams en finale du tournoi de tennis de Hambourg, fait désormais figure d’épouvantail sur le circuit féminin et se pose en favorite des futures épreuves sur terre battue à trois semaines du début de Roland Garros.

Venus Williams, N.1 mondiale et grande favorite du tournoi allemand a d’ailleurs rompu avec ses habitudes au soir de sa défaite. L’Américaine, toujours prompte à expliquer ses contre-performances par ses propres faiblesses sans un mot pour ses rivales, a rendu un hommage appuyé à Clijsters.

«Kim a joué magnifiquement. Elle a bien bougé et bien frappé. Elle a une très bonne technique et sait l’utiliser. Elle est excellente et n’a que 18 ans. Lorsque j’avais 18 ans, la seule chose qui m’intéressait c’était de m’amuser », avouait Williams, 21 ans, battue 1-6, 6-3, 6-4 par la Belge.

Grâce à sa démonstration face à Williams, Clijsters, N.3 mondiale, se pose désormais en favorite des tournois à venir: Berlin cette semaine, mais surtout Roland-Garros où elle avait échoué en finale l’an dernier à Paris face à Capriati, après avoir longtemps eu le match en main.

«Je suis beaucoup plus expérimentée. J’ai beaucoup appris depuis, j’ai gagné de la confiance. Evidemment, ce serait un rêve pour moi de gagner un tournoi du Grand Chelem », avoue la fille de Leo Clijsters, footballeur belge de l’année en 1988.

Clijsters a d’autant plus hâte de retrouver le stade de la Porte d’Auteuil que ce n’est qu’à Paris, dans trois semaines, qu’elle retrouvera son fiancé, l’Australien Lleyton Hewitt, engagé cette semaine à Rome.

A Hambourg toute la semaine, elle a promené de court en court une lourde chaîne en argent terminée d’un gros «L » et s’est entraînée avec Hewitt, venu se préparer sur la terre battue de Hambourg.

«On s’entraîne parfois ensemble, mais c’est impossible pour moi de faire un point gagnant contre lui », rigole Clijsters.

A Paris, les amoureux du tennis auront sans doute peu de temps pour eux. L’un comme l’autre pourraient bien aller au bout de la quinzaine suivant ainsi l’exemple de l’autre couple vedette des courts: en 1999, l’idylle d’Andre Agassi et Steffi Graf avait débuté au soir de leur triomphe aux Internationaux de France.