Kimmer Coppejans était le dernier Belge en lice cette semaine avant la mise sur pause du circuit pour 6 semaines au minimum.

L’amateur de la petite balle jaune n’a pas eu beaucoup de destinations pour suivre des matchs jeudi. Seuls les Challengers de Nur-Sultan au Kazakhstan et de Potchefstroom en Afrique du Sud ont offert des matchs à la planète tennis. Et encore, les Français et les Allemands ont déserté le Kazakhstan de peur d’être mis en quarantaine durant 14 jours. Seuls 14 matchs ont été disputés alors que la saison haute arrive tout doucement. Parmi les vainqueurs du jour, on retrouve la trace de Kimmer Coppejans, notre chef de file en Coupe Davis. L’Ostendais a battu le Suédois Elias Ymer 7-6 (4), 1-6, 6-2 pour se hisser en quarts de finale où il devait retrouver le Russe Roman Safiullin (ATP 189).

Quelques heures après sa victoire, il a reçu le mail de l’ATP qui annulait tous les tournois pour une durée de 6 semaines. "Je viens de le recevoir", nous confiait Kimmer Coppejans, dépité mais compréhensif.

"Je viens de réserver mon vol retour pour la Belgique qui décolle à 4 h du matin, vendredi. L’ambiance est étrange car je quitte un tournoi sans qu’il ne soit fini."

Toute sa semaine avait été rythmée par les mails de l’ATP. "J’ai beaucoup discuté avec le superviseur du tournoi. Les Allemands et les Français ont fui pour éviter la mise en quarantaine au Kazakhstan. Moi, je n’ai pas eu peur, mais je n’aurais pas voulu être obligé de rester ici durant 14 jours de plus. Arthur De Greef et moi, nous avons été avertis par l’ambassadeur belge que la situation pouvait tourner très vite."

Le chapitre kazakh tourné, Kimmer Coppejans a plongé dans le suivant : un bloc de six semaines d’entraînement dont il se serait passé.

"Je vivrai une deuxième présaison comme en novembre et décembre. En réalité, je prévois une à deux semaines de repos avant de repartir pour un bloc d’entraînement physique intensif. Je n’en ressens pas le besoin, mais je dois m’adapter. Après les 6 semaines, j’espère que les tournois reprendront", poursuit l’Ostendais qui partagera ses plages d’entraînements entre Ostende et la Clijsters Academy. "Je ne vais pas prendre le risque d’être mis en quarantaine à l’étranger."

Sur le plan financier, Coppejans ne s’inquiète pas car, comme une fourmi, il a déjà mis beaucoup de côté durant les deux premiers mois de 2020. "Je ne le vois pas comme une catastrophe. L’ATP Cup et l’Australian Open m’ont mis à l’abri. Pendant les six semaines, je n’aurai aucun salaire. Mes revenus proviennent à 100 % de mon prize-money. Mes sponsors me fournissent mon équipement. Chaque année, j’ai besoin de victoires pour garder l’équilibre financier. Je ne sais pas si l’ATP nous versera un salaire."