Une bonne année et une bonne santé! C'est tout ce qu'elle demande pour 2006. Rien de plus. Aujourd'hui classée au 202e rang de la hiérarchie mondiale, Kirsten Flipkens se prépare d'arrache-pied dans sa Campine natale pour effectuer prochainement sa rentrée sur le circuit et relancer sa carrière.

«La date de mon premier tournoi n'est pas encore fixée, nous confie-t-elle. Je suis, pour l'instant, en train de jeter les bases de ma saison. Je travaille ma condition physique à raison de quatre à cinq heures par jour en compagnie de Wim Vandeven, l'entraîneur de Tia Hellebaut. Ma raquette, je ne la reprendrai, si tout va bien, que dans le courant de la semaine prochaine. J'aurais bien aimé tenter ma chance à l'Australian Open, mais le pari est trop ambitieux. Je devrais forcer et c'est justement ce que je désire éviter. Je ne veux pas brûler les étapes.»

C'est que Kirsten Flipkens, qui fêtera ses 20 ans le 10 janvier, en a vu des vertes et des pas mûres ces deux dernières saisons. Révélée au grand public par ses triomphes dans les tournois juniors de Wimbledon et de l'US Open à l'été 2003, elle n'a jamais pu confirmer, passant plus de temps dans les hôpitaux que sur les courts en raison d'une fracture de stress au poignet, puis d'une affection congénitale au bas du dos. L'ironie veut même qu'elle n'est carrément plus répertoriée dans la liste des joueuses sur le site internet officiel de la WTA alors que quelqu'un comme Anna Kournikova, retraitée depuis près de trois ans, s'y trouve toujours mentionnée!

«J'avoue que c'est assez fort! Je ne le savais pas. Mais bon, du moment que je figure encore au sein du classement mondial, c'est tout ce qui m'importe », glisse-t-elle. J'ai longtemps été hantée par la crainte de ne plus être en mesure de rejouer au tennis à un niveau décent. Je n'ai véritablement pu reprendre la compétition qu'au mois de mai et ma victoire à Hasselt au premier tour contre Silvia Farina Elia m'a rassurée. Cet automne, j'ai enfin eu le sentiment de réussir à faire preuve d'une certaine constance et c'est encourageant.»

Aujourd'hui, elle remet donc son ouvrage sur le métier afin d'être prête pour son premier grand rendez-vous, le tournoi d'Anvers, à la mi-février. Séparée de Johan Van Herck depuis quelques mois, elle travaille officiellement sans coach, mais il se murmure avec insistance dans le milieu qu'elle en aurait déjà trouvé un nouveau en la personne de Marc De Hous, l'ancien entraîneur de Kim Clijsters. Elle quitterait du même coup le giron du BATD pour réintégrer celui de la VTV à Wilrijk, où l'Anversois travaillera sous les ordres de Steven Martens. «Rien n'est encore fixé pour l'instant. Lorsque le moment sera venu, je dévoilerai mes plans. Il est clair que j'espère arriver à intégrer le Top 100, mais à l'heure actuelle, je ne désire pas me fixer d'objectif précis. Je vois au jour le jour. J'ai encore envie de jouer dix ans, pas un ou deux », explique-t-elle, confiant ne pas trop vouloir s'inspirer du come-back réussi de Kim Clijsters. «Je dois pour ainsi dire repartir de zéro...»

© Les Sports 2005