C'est un superbe vainqueur qui a inscrit son nom, dimanche, au palmarès du tournoi organisé par Anderlecht Tennis dans le cadre du «Belgian Circuit» et doté de 12500 euros. Jeroen Masson, première tête de série, s'est effectivement imposé au Bruxellois Arnaud Fontaine (6-4, 7-6), dont la combativité aurait peut-être mérité un meilleur sort sous la forme d'une troisième manche. D'autant que le neuvième joueur de la hiérarchie nationale s'était bien repris après un début de match qu'il avait, comme cela lui arrive souvent, plutôt mal négocié.

«Ce fut sans conteste l'apothéose de ces neuf jours de compétition», souligne Paul Aerts, le juge-arbitre du tournoi. «Du tennis comme on l'aime, avec des coups époustouflants, et un dépassement physique de tous les instants. Les deux protagonistes se sont livrés sans la moindre retenue. Bon, bien sûr, les raquettes ont volé de temps à autre mais cela peut se produire lorsque l'enjeu est d'importance...»

Mais si l'aspect sportif a largement répondu à l'attente - bien davantage, murmure-t-on, que le spectacle proposé par les anciennes gloires du tennis dans un club voisin -, il ne tient parfois qu'à peu de choses qu'il ne débouche sur un sentiment totalement opposé.

«Je ne comprends vraiment pas comment il se fait que l'AFT ne se soit pas encore penchée sur le problème du chevauchement des tournois, qui s'accompagne de problèmes horaires, intervient Paul Aerts. Dimanche, j'ai dû avancer la finale à 13h pour que Daphne Vande Zande, lauréate chez les dames, puisse disputer un étoilé à Charleroi à 15h. Cette décision fut malheureusement préjudiciable aux spectateurs, qui n'étaient pas prévenus, et, par conséquent, aux joueuses, qui ont dû se contenter de quelques maigres encouragements. Ce n'est pas normal. L'AFT a encore des choses à revoir. Et je ne parle même pas des rémunérations. Par ailleurs, il est assez pénible de constater le peu de considération qu'ont certains joueurs pour l'organisation et les sponsors. Quand on s'inscrit, c'est en principe pour aller le plus loin possible. Or, il est arrivé que l'on nous prévienne avant un match que, même en cas de succès, un joueur ne pourrait être présent au stade suivant pour des prétextes très divers. Où va-t-on?»

© Les Sports 2003