Tennis

L'Espagne se trouve au bord de la défaite à l'issue de la première journée des rencontres du premier tour du Groupe Mondial de la Coupe Davis. Opposée à la Slovaquie à Bratislava sur une surface très rapide sans Carlos Moya (ATP 6), Tommy Robredo (ATP 13) et avec un Rafael Nadal (ATP 31) déboussolé par un mois passé sur terre battue en Amérique du Sud, la nation tenante du Saladier d'argent se retrouve menée 2-0 à l'issue des deux premiers simples.

Dominik Hrbaty (ATP 29) et Karol Beck (ATP 43) ont pleinement profité de l'avantage du terrain, une moquette baptisée «Premier» qui génère des rebonds de balle assez bas, pour s'offrir le départ rêvé et placer leurs adversaires dans leurs petits souliers. Le numéro deux de l'équipe, tracassé par des maux de gorge durant la semaine, a sorti son meilleur tennis pour offrir le premier point à son pays en dominant Feliciano Lopez (ATP 21), pourtant pas maladroit sur surface rapide, 6-4, 7-5 et 6-3. Et le leader, quart de finaliste du dernier Australian Open, a parachevé le travail en dominant à son tour Fernando Verdasco (ATP 37) 6-3, 6-4, 6-7 (7/9) et 6-3 après avoir mené 5 points à 2 dans le tie-break du troisième set.

«J'avoue que j'attendais à une bataille nettement plus âpre, confia Karol Beck, un large sourire aux lèvres, à l'issue de sa victoire. M'être imposé en trois sets constitue pour moi une agréable surprise. Je pense que j'ai très bien servi et également très bien retourné. Je suis parvenu à le décourager de se ruer constamment au filet et je pense que ce fut l'un des éléments clés de la rencontre.»

Les Espagnols, cela dit, savaient ce qui les attendait en devant se rendre en Slovaquie. Il ne leur fallait pas espérer que leurs adversaires posent un court en terre battue pour leurs beaux yeux. Le choix du terrain, lié à la règle de l'alternance territoriale, est un des aspects qui fait le charme de cette prestigieuse compétition qu'est la Coupe Davis, permettant parfois à des nations moins huppées de s'inviter à la fête.

«Nous espérons au moins pouvoir jouer l'année prochaine sur une plage, dans un sable profond», avait, d'ailleurs, ironisé le capitaine espagnol Jordi Arrese, la veille de la rencontre, lors du tirage au sort.

Thomas et non Joachim

Joachim Johansson (ATP 11), qui jouait en France, aura également pu le constater. Le Suédois, l'un des meilleurs serveurs du circuit, n'a pour ainsi dire rien compris sur la terre battue installée à Strasbourg, s'inclinant 6-3, 6-4 et 6-2 contre Paul-Henri Mathieu (ATP 99). Heureusement, il a pu compter sur son homonyme Thomas (ATP 25) pour remettre les pendules à l'heure après une victoire contre Sébastien Grosjean (ATP 28) 6-4, 6-4, 7-6 (7/1). Le suspense reste entier en Alsace alors qu'à Brastislava, l'Espagne aura sans doute besoin d'un miracle...

© Les Sports 2005