Malgré une saison épuisante, le n°1 mondial Rafael Nadal a trouvé les forces suffisantes pour hisser son pays vers la finale de la Coupe Davis. Déjà vainqueur du premier simple, vendredi, face à Sam Querrey, l'Espagnol a apporté, hier, le point de la qualification en dominant Andy Roddick en trois sets (6-4, 6-0, 6-4).

Pour le gaucher majorquin cette année 2008 sera donc celle de tous les exploits.

Après avoir remporté 8 tournois ATP, dont Roland-Garros et Wimbledon, après s'être paré d'or aux Jeux Olympiques de Pékin et après avoir ravi le trône de numéro un mondial à Roger Federer, le Majorquin entend bien terminer la saison en offrant à son pays un nouveau Saladier d'Argent lors de la finale qui se jouera du 21 au 23 novembre. La demi-finale face aux Etats-Unis, jouée sur terre battue dans le cadre des arènes de Madrid, fut conforme à la logique. Menés 2-0 après les simples de vendredi, les Etats-Unis remportèrent le double du samedi, au terme d'un vrai thriller de cinq manches gagné à l'arraché par la paire Bryan-Fish face au duo Lopez-Verdasco.

Mais Nadal, sans pitié, se chargea, hier, de remettre les montres à son heure, scellant le triomphe de son équipe au terme d'une nouvelle exhibition. "La Coupe Davis est une compétition vraiment particulière. Et je voulais participer à cette demi-finale de Madrid. J'étais fatigué. Mais je ne pouvais pas rater ce rendez-vous" confia Nadal.

Face à Roddick, Rafa a sorti son plus bel arsenal. D'une solidité implacable du fond du court, il ne laissa aucune chance à son rival américain, déjà usé par les cinq sets joués vendredi face à David Ferrer.

"Sur cette surface, dans cette ambiance, c'était quasiment mission impossible" reconnut résigné Andy Roddick. A fortiori compte tenu du forfait de James Blake et de Bob Bryan.

Chez elle, sur terre battue, l'équipe espagnole de Coupe Davis n'a plus perdu un seul match depuis avril 1999 et une improbable défaite à domicile face au Brésil. Mais Nadal et ses camarades le savent : en finale, leur adversaire ne choisira pas cette surface. Reste à savoir si ce détail dérangera réellement un Nadal, désormais à l'aise partout, y compris sur gazon. Décidément 2008, un excellent cru pour Rafael Nadal.