Quelles leçons tirer de la quatrième édition de l'Ethias Trophy à Mons, couronnée par une finale sans Belge ? Petit tour d'horizon.

1 Un bon niveau sportif. Des matches de qualité, souvent joués au meilleur des trois manches, le tournoi Challenger montois a été un très bon cru. Et le succès final du Russe Teimuraz Gabasvili s'inscrit dans la lignée de ceux conquis par Olivier Rochus (2005), Janko Tipsarevic (2006) et Ernests Gulbis (2008).

2Les Belges au rendez-vous. Dans l'ensemble, les joueurs belges inscrits dans le tableau final ont répondu à l'attente. On pense bien sûr aux deux frères Rochus, demi-finalistes, mais aussi aux jeunes David Goffin, Germain Gigounon, Ruben Bemelmans ou Yannick Mertens pour qui ce tournoi a parfaitement rempli son rôle de rampe de lancement.

Seuls regrets : la blessure de Steve Darcis qui l'a empêché de jouer à son meilleur niveau et les prestations décevantes de Malisse et Vliegen, visiblement peu concernés.

3 Un succès populaire. Plutôt discret l'an dernier, le public était davantage présent cette année. Les tribunes de Mons Expo affichaient complet vendredi et samedi. Et, hier, malgré l'absence de joueur belge, la salle était copieusement remplie.

4Une organisation sans faille. Le tournoi Challenger dirigé par Dominique Monami est bien rôdé. Les joueurs l'apprécient. C'est une garantie pour l'avenir. Pas question, en revanche, de (re) postuler pour une promotion au sein de l'ATP Tour. Cela ne se justifie pas.

5 Quel avenir ? Vu la crise financière internationale, les sponsors - et, en particulier Ethias - vont-ils réduire leur budget ? Président de l'AFT, André Stein se veut rassurant. "Depuis l'arrêt du tournoi WTA d'Anvers, l'Ethias Trophy est devenu le seul tournoi international se déroulant en Belgique. Il répond à une demande du public, ravi de voir à l'œuvre les meilleurs joueurs belges, et permet à nos jeunes espoirs de franchir un cap important. Le concept est donc très solide. Cette année, le budget de l'épreuve tournait autour d'1,6 millions d'euros. Je suis sûr que nous réunirons cette somme l'an prochain."