L’Américaine Jennifer Capriati, 28 ans et victorieuse en 2002, est la seule des joueuses qui participent jeudi aux demi-finales de Roland-Garros à avoir déjà atteint ce stade du tournoi, une expérience qu’elle voudra mettre à profit dans un premier temps face à la Russe Anastasia Myskina.

Myskina, tête de série N.6, sa compatriote Elena Dementieva (N.9) et l’Argentine Paola Suarez (N.14), n’ont jamais atteint le dernier carré de la deuxième levée du Grand Chelem de tennis, sur la terre battue parisienne.

Capriati (N.7) a soigné cette année sa préparation pour les Internationaux de France en disputant plusieurs tournois sur terre battue avec un certain bonheur.

Sa confiance en un nouveau triomphe sur le court central Philippe-Chatrier a en plus été confortée par l’élimination en quarts de finale d’Amélie Mauresmo, une nouvelle fois crispée devant son public.

La Française, qui l’avait battue cette saison en demi-finale à Berlin puis en finale à Rome, était devenue sa bête noire.

En tout cas, Jennifer Capriati, ajoutant à son sang-froid et à son tennis varié la puissance et la mobilité, malgré un léger embonpoint dont elle n’arrive pas à se départir, a impressionné en quart de finale face à l’ex-numéro 1 mondiale, l’Américaine Serena Williams (N.2).

Redoutable Myskina Mais Capriati a hérité de la plus redoutable des demi-finalistes. Myskina possède assurément de solides armes pour la contrer. Après trois quarts de finale en tournois du Grand Chelem (Australie 2003 et 2004, US Open 2003), la Russe poursuit une progression qui semble linéaire.

Après avoir manoeuvré l’Américaine Venus Williams (N.4) en quarts de finale, grâce à un tennis délié et coordonné, cette joueuse très ambitieuse ne voulait déjà pas en rester là: «ce n’est pas la fin du tournoi, il faut que je continue à me battre », déclarait alors Myskina, qui, contre Capriati, sera certainement plus avare de fautes directes que Serena.

De son côté, Dementieva qui sera opposée à Suarez courait après une demi-finale d’un Grand Chelem depuis l’US Open en 2000.

Si elle n’a pas dans sa raquette une grande palette de coups, Dementieva possède en revanche une grande ténacité.

Elle aura en face d’elle une véritable spécialiste de la terre battue.

L’Argentine, qui en est à sa 36e participation à un tournoi du Grand Chelem, avait atteint les quarts de finale de Roland-Garros il y a deux ans, après avoir éliminé Mauresmo en huitièmes. Cette spécialiste du double est une habituée du Central, où elle a disputé les finales du double dames en 2000, 2001 et 2002, remportant les deux dernières.

Cette sobre joueuse de 27 ans est en outre celle des demi-finalistes qui a passé le moins de temps sur les courts depuis le début du tournoi, et la seule à n’avoir cédé aucun set.

Peut-être y aura-t-il une Argentine en finale du simple dames à Roland-Garros jeudi soir, ce qui n’est jamais arrivé en 102 éditions...



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