Au lendemain de la folle journe de vendredi qui avait vu Arnaud Clément et Sébastien Grosjean revenir de nulle part face, respectivement, à Christophe et Olivier Rochus, on savait que le double de samedi serait très difficile à nogocier pour la paire belge composée de Tom Van Houdt et de l'aîné des frères Rochus. Difficile parce qu'il est toujours assez compliqué, mentalement, de monter sur le court en sachant que la défaite signifie la perte générale de la rencontre. Difficile, aussi, parce que les Belges savaient que c'est peut-être bien eux qui auraient dû mener 2-0. Difficile, enfin, parce que les Français n'avaient pas grande pression sur leurs épaules, sachant que même en cas de défaite, ils pouvaient encore s'imposer le dimanche en remportant l'un ou l'autre des deux deux derniers simples; De plus, le fait que Christophe Rochus avait joué cinq longues manches risquait de coûter cher, très cher. D'un point de vue physique, bien entendu, mais aussi et surtout mental. Diantre, on ne passe pas aussi près de la victoire face au douzième joueur mondial sans éprouver quelques regrets. Et, de fait, c'est totalement timoré qu'est apparu l'Auvelaisien sur le terrain. Assez mou en début de rencontre, il n'entra dans la rencontre qu'en fin de troisième set, ce qui était trop tard. Le plus dangereux, dans ce genre de situatio, c'est que le joueur qui sent que son partenaire n'est pas vraiment là a tendance à vouloir en faire trop. Excellent au début, Tom Van Houdt commença en effet à essayer de prendre sur lui plus qu'il n'aurait dû le faire a priori. ce qui arriva arriva donc et les Français - pas extraordinaires mais nettement plus sereins - s'imposèrent sans mal dans les deux premières manches (6-3 6-2) avant de connaître quelque sfrayeurs dans le troisième qu'ils gagnèrent malgré tout par 7-6. La Belgique est donc amenée à jouer un match de barrage en septembre prochain alors que la France est qualifiée pour les quarts de finale de ce Groupe Mondial.