Une fois de plus, la malchance s'est abattue sur Christophe Rochus. Victime d'une blessure aux ischio-jambiers, côté droit, l'Auvelaisien a été obligé d'abandonner, hier, dans le premier set qui l'opposait à l'Espagnol Ruben Ramirez Hidalgo (ATP 79). Au moment de sa blessure, le joueur belge était mené 5-2 face à un adversaire qui prenait sensiblement le dessus dans l'échange. «Sur un rallye gauche-droite, j'ai été obligé de faire un ou deux grands écarts. Et sur l'un d'eux, j'ai ressenti une vive douleur. J'ai tout de suite senti que c'était grave. Je me suis fait soigner sur le banc mais il n'y avait plus rien à faire. Je ne savais plus marcher. Il ne servait à rien de continuer», explique-t-il, le verbe teinté d'une logique déception.

Lors de son premier tour déjà, Christophe Rochus avait souffert d'un problème intestinal. Mais cela ne l'avait pas empêché de s'imposer, en cinq sets, face au Suédois Thomas Johansson, au terme d'une remontée fantastique. Hier, la blessure fut beaucoup plus radicale. «C'est dommage et frustrant. Mais, depuis un mois je collectionne les bobos et les ennuis de santé. Face à Johansson, j'avais ressenti une légère gêne dans cette jambe droite. Mais, hier, lors de mon double, tout semblait pourtant se passer correctement.»

Christophe va à présent se soigner en Belgique. «Je redoute une élongation. J'espère qu'après un repos complet de quinze jours, je pourrai reprendre les entraînements», prévient-il. Si tout va bien, il devrait donc être rétabli pour le tournoi de Wimbledon qui, rappelons-le, est loin d'être son tournoi favori.

Décidément, ces Internationaux de France ne réussissent guère à l'aîné des Rochus qui, en huit participations, a échoué cinq fois au premier tour et trois fois au second. Une vraie malédiction pour un joueur qui a l'habitude de signer ses meilleurs résultats sur terre battue.

© Les Sports 2006