Kim Clijsters était à Paris le week-end dernier. L’ancienne championne a participé au lancement, sur le marché français, de la gamme de produits de santé naturels de la marque Usana, l’un de ses sponsors. Accompagnée de sa copine Caroline Maes, la Limbourgeoise a accepté depuis l’hôtel W Opéra de nous accorder une interview et d’y évoquer sa nouvelle vie.

Kim, le tennis a été toute votre vie. De quoi votre vie est-elle faite désormais ?

Je suis ravie d’être à la maison et de prendre soin de ma famille comme une mère normale. Cela fait plusieurs années que j’ai l’habitude de gérer les tâches ménagères, la lessive, la cuisine, le repassage, tout en m’occupant de Jada. Ce sont des choses qui me plaisent. En outre, je suis de près les évolutions au sein de mon club, le Kim Clijsters Sports&Health Club à Bree. Cela va des conseils à prodiguer au niveau de l’académie à la supervision de l’avancement des travaux. Bref, mes journées sont bien remplies

Vous n’avez pas un petit pincement au cœur lorsque vous voyez les autres encore jouer ?

Non. J’aurais encore pu continuer, mais je n’avais plus le courage de m’investir autant pour rester performante. Et je ne souhaitais pas jouer la touriste. C’est vrai que 29 ans est un âge encore jeune, mais les gens oublient que je voyage depuis que j’ai 11 ans et que j’ai vécu pendant 15 ans comme une véritable professionnelle. Cela laisse des traces.

Quels sont vos hobbies aujourd’hui ?

Je continue à faire du sport, principalement le matin, une fois que Jada est à l’école. J’ai encore tapé la balle récemment, mais mon petit ventre s’est retrouvé une ou deux fois dans le chemin. (sourire) J’adore cuisiner également. Et jardiner. Nous avons notre propre potager à la maison où nous cultivons des tas de légumes. J’aime ce côté nature de la vie

Si c’était à refaire, qu’auriez-vous fait de différent qui aurait pu vous permettre de gagner Roland-Garros ou Wimbledon ?

Je ne nourris pas de regrets. J’ai le sentiment d’avoir tout essayé avec les connaissances que j’avais à l’époque. Avec l’âge, évidemment, on gagne en expérience et c’est peut-être ce qui explique que je me suis mise à remporter des tournois du Grand Chelem plus tard dans ma carrière. J’ai sans doute commis des erreurs, mais j’ai toujours suivi mon cœur, mon instinct. Et puis, je ne pense pas qu’il y ait, par exemple, un secret pour gagner Wimbledon, sinon j’aurais tout fait pour le découvrir (sourire)

Avez-vous encore des contacts avec d’autres joueuses sur le circuit ?

Oui. Avec des joueuses comme Hantuchova, Kuznetsova, Ivanovic, Pennetta. Ce n’est pas que l’on se téléphone chaque semaine, mais on s’envoie un mail de temps à autre pour prendre des nouvelles. Avec les réseaux sociaux, c’est facile. Plusieurs joueuses m’ont ainsi demandé quand je comptais venir leur rendre visite sur le circuit. Serena m’a même félicitée pour ma grossesse.

Justement, s’il y a un tournoi dans le monde où vous aimeriez retourner en tant que spectatrice, du quel s’agirait-il ?

Je dirais l’Australian Open. Ou alors le tournoi de Brisbane. J’aimerais faire un grand circuit en Australie. C’est mon premier hiver en Belgique depuis longtemps et je manque cruellement de vitamine D. (sourire) L’Australie, c’est un long voyage, mais cela vaut vraiment le coup.

Vous avez mentionné que vous adoriez cuisiner. Et cuisiner sainement. Quels sont les plats que vous mitonnez ?

J’accorde énomément d’importance à la prise d’un bon petit-déjeuner. J’y mets beaucoup de variété. Il y a des céréales avec des pommes et de la cannelle, des jus de fruits frais, des œufs à la coque Je fais aussi régulièrement de la soupe. Elle cuit d’ailleurs dès 7h le matin, lorsque Brian et Jada se lèvent. Et lorsque j’ai le temps, j’adore expérimenter. J’ai de nombreux livres à la maison et je me lance, mais je travaille toujours en fonction des légumes que j’ai à ma disposition.

Je ne suis en revanche pas une grande pâtissière. À la maison, ils finissent en tout cas toujours leur assiette. Brian, ne se plaint jamais. (sourire)

Vous allez être maman pour la deuxième fois en septembre. Vous aurez un fils cette fois. Aimeriez-vous qu’il devienne footballeur pour marcher sur les traces de feu votre père ?

Je ne réfléchis pas de cette façon. Il sera surtout important qu’il s’épanouisse dans quelque chose qui lui plaît. Jada joue par exemple au tennis à raison d’une heure par semaine au club, mais elle apprécie surtout le fait de faire du sport en compagnie d’autres enfants. Je ne sais pas si notre fils deviendra footballeur. J’imagine que Brian voudra qu’il fasse du basket. (sourire) On verra. S’il a la bonne taille aussi. (sourire) Nous le soutiendrons de toute manière dans ce qu’il entreprendra, comme nous le faisons pour Jada.

Jada est-elle ravie d’avoir un petit frère ?

Elle trouve ça très chouette, même si elle ne réalise pas très bien. Elle aimerait déjà qu’il soit là pour jouer avec lui. Je suis certaine qu’elle prendra soin de lui, comme une deuxième maman.

Une dernière question : comment vous voyez-vous dans dix ans ?

J’espère en bonne santé avec ma famille et mes enfants. Brian a été d’un grand soutien lors de ma carrière et c’est à mon tour d’être là pour lui alors qu’il va se mettre à coacher en division 1 les Antwerp Giants.

Pour le reste, je ne sais pas. Et je n’ai pas envie de savoir. (sourire) Je n’ai pas envie de planifier quoi que ce soit. On sera peut-être aux États-Unis, si Brian est amené à coacher là-bas, ou en Belgique. Je suis ouverte à tout. Je dirais donc, à suivre