Pour les fans belges, la sensation de la nuit est venue d’Elise Mertens qui s’est qualifiée pour les quarts de finale en prenant le meilleur (6-3, 6-3) sur la tête de série numéro 2, l’Américaine Sofia Kenin, dernière lauréate de l’Australian Open. Mais Flushing Meadows a connu d’autres belles performances lors des dernières heures.

Medvedev en promenade

Avec la disqualification de Novak Djokovic, tous les matchs du tableau masculin sont scrutés pour analyser quel joueur peut revendiquer au titre de nouveau favori de Flushing Meadows. Finaliste de l’édition 2019 où il s’était incliné en cinq sets face à Rafael Nada, Daniil Medvedev s’est qualifié pour les quarts de finale en donnant une leçon de tennis à l’Américain Frances Tiafoe (6-4, 6-1, 6-0). Ce qui est plus impressionnant que le score, c’est que le Russe a joué tout en contrôle sans devoir spécialement passer la deuxième vitesse. En quart de finale, Medvedev retrouvera son compatriote Andrey Rublev vainqueur du robuste Matteo Berrettini (4-6, 6-3, 6-3, 6-3) et qui avait déjà atteint ce stade de l’épreuve en 2017. Un Medvedev dont les statistiques à New York sont impressionnantes : Daniil n’a pas perdu le moindre set en quatre matchs et n’a pas concédé plus de quatre jeux par set. Son match le plus long a duré 2h15, les trois autres ont été bouclés en moins de deux heures.


Thiem tout en puissance

Chez les messieurs, d’aucuns promettaient d’assez grandes difficultés pour Dominic Thiem face au grand espoir canadien Felix Auger-Aliassime. C’était un peu vite oublier que l’Autrichien est 3e mondial et qu’il sait aussi cogner dans la balle. Sa victoire 7-6 (7/4), 6-1, 6-1 après un premier set plutôt serré, a été sans appel, grâce à un tennis de très haut niveau. “Les 2e et 3e sets sont de loin les meilleurs que j’ai joués dans le tournoi. Il faut que je garde la même forme pour le prochain match”, a commenté le joueur de 26 ans, qui affrontera en quarts l’Australien Alex De Minaur (28e) vainqueur solide du Canadien Vasek Pospisil 7-6, (8/6), 6-3, 6-2. Thiem semble être, à la fois par son classement et par le niveau qu’il affiche, l’homme à surveiller sur cette édition 2020, au même titre que Daniil Medvedev.


La revanche de Serena

Dans le tableau féminin, Serena Williams a pris sa revanche : battue au tournoi de Cincinnati il y a deux semaines par Maria Sakkari, après avoir craqué mentalement et physiquement, elle a vaincu la Grecque 6-3, 6-7 (6/8), 6-3, non sans s’être fait de nouveau peur. “Oh oui, j’y ai pensé”, a reconnu Williams après sa victoire, à propos d’un fâcheux bis repetita qui s’est dessiné lorsque Sakkari (22e) a égalisé à un set partout au tie-break puis a ravi le service de l’Américaine d’entrée de troisième manche. Sauf que ce n’était pas la même Serena en face. Sa hargne à ne pas se laisser battre de la sorte une nouvelle fois l’a poussée à vite débreaker, et elle a ensuite fait la loi pour conclure en 2h28, le poing serré et l’oeil de tigre. Loin de l’image résignée qu’elle renvoya d’elle au bord des larmes pendant leur dernier combat.


En quart de finale, Serena Williams retrouvera une autre maman, Tsvetana Pironkova qui est de retour à la compétition après trois ans sans tennis. La Bulgare a eu fort à faire contre Cornet qui s’est bien accrochée 6-4, 6-7 (5/7), 6-3. “J’ai joué contre Serena à plusieurs reprises, je n’ai jamais encore gagné. Jouer une telle championne, une telle légende du jeu, c’est un immense honneur. J’essaierai de faire de mon mieux, et j’ai hâte”, a déclaré Pironkova.

Azarenka difficilement

L’ancienne n°1 mondiale biélorusse, Victoria Azarenka, a dominé en trois sets (5-7, 6-1, 6-4) la Tchèque Karolina Muchova, diminuée par un souci à l’adducteur dès la fin du premier set. La Biélorusse disputera face à notre compatriote Elise Mertens, son cinquième quart de finale à l’US Open, son premier en Grand Chelem depuis l’Australian Open 2016, confirmant ainsi son retour au tout premier plan, après avoir remporté le tournoi de Cincinnati en amont de l’US Open.