La saison de Xavier Malisse (ATP 49) s'est terminée comme elle a commencé, mardi soir à Paris, par une défaite prématurée, au tournoi Masters Series de Bercy. Le premier joueur belge s'est incliné pour la 3e fois de l'année contre Tommy Haas (ATP 18), 6-1, 7-6 (7/1).

Repêché dans le tableau final grâce au forfait de Carlos Moya (ATP 4), le Courtraisien n'aura pas vraiment réussi à se sublimer pour ce dernier rendez-vous du calendrier avant le Masters de Houston. S'il avait bien écarté Paul-Henri Mathieu (ATP 120), la veille, lors du premier tour, il a dégagé la désagréable impression d'avoir perdu toute sa... malice contre l'Allemand, qu'il avait pourtant battu cet été à Wimbledon, subissant les événements plutôt que cherchant à les commander.

Assez apathique et rapidement frustré, il n'a jamais réellement eu d'emprise sur le jeu stéréotypé mais efficace de son adversaire, à qui il ne parvint pas à arracher la moindre balle de break de toute la rencontre. Il passa bien à deux points de l'égalisation à une manche partout, à 5-4, mais lorsque vint le tie-break, c'est lui qui craqua d'une pièce, concédant les quatre premiers points pour creuser sa propre tombe.

La saison se termine donc en mode mineur pour Xavier Malisse, qui pourrait malgré tout encore bénéficier d'un petit extra sous la forme d'une place au Masters de double, dans deux semaines à Houston, grâce à sa victoire à Roland Garros avec Olivier Rochus. S'il est revenu au sein du top 50, l'enfant terrible du tennis belge n'aura pas été en mesure, malgré son indéniable talent, de prétendre à mieux et de tutoyer les meilleurs comme ce fut le cas, l'espace d'un été en 2002, après une accession en demi-finale à Wimbledon.

Terriblement doué techniquement, mais fragile mentalement et pas toujours prêt à se faire mal physiquement, il aura, une fois de plus, alterné, durant cette année, le brillant et le médiocre. Finaliste de deux tournois du circuit, à Saint-Polten et à Lyon, huitième de finaliste à Roland Garros et à Wimbledon, il a également connu pas moins de 17 défaites au premier tour, notamment à l'Australian Open et à l'US Open, présentant tous les symptômes d'un joueur qui risque de demeurer imprévisible jusqu'au terme de sa carrière. Dommage...

© Les Sports 2004