Christian Bîmes, président de la Fédération française (FFT), a annoncé hier que le comité du Grand Chelem avait refusé les propositions faites par l'ATP sur la réorganisation du circuit professionnel.

`Des questions se posent sur l'organisation du circuit, la gestion de l'ATP et de la WTA et l'approche du comité du Grand Chelem. ATP et WTA veulent devenir managers ou attachés commerciaux alors qu'il s'agit au départ d'un syndicat de joueurs. Nous souhaitons qu'ils reviennent à leur vocation première´, a-t-il expliqué.

`Les tournois du Grand Chelem -Open d'Australie, Roland Garros, Wimbledon et US Open- marchent très bien, les tournois Masters Series s'en sortent, mais le reste du circuit ne va plus.´ Le torchon brûle également entre l'ATP et les joueurs qui ont entamé une action - que Cédric Pioline, l'ancien numéro un français, retraité depuis novembre, juge être un signe fort- durant l'Open d'Australie.

Un séminaire pour réfléchir

`Les joueurs ne sont plus en phase avec l'ATP. Ils ont pris des avocats pour envisager la possibilité d'une autre structure´, a précisé le président de la FFT.

`Des doutes existent sur les actions de l'ATP, continue ce dernier. Nous avons peur que l'on se dirige vers de grandes difficultés. Ils nous ont proposé un projet de réorganisation mais le comité du Grand Chelem l'a refusé. Nous refusons de nous associer à une démarche qui nous paraît insuffisamment claire. Qu'ils reviennent à leur rôle, à savoir s'occuper des joueurs et non de marketing.´

Le comité du Grand Chelem a décidé d'organiser un séminaire, en mars à Lausanne (Suisse), afin de réfléchir `à l'avenir du circuit, le calendrier et l'organisation du tennis international´, a indiqué Christian Bîmes.

© Les Sports 2003