Que vaut encore réellement Roger Federer ? La fin du mythe serait-elle proche alors qu’il n’a pu gagner qu’un titre cette saison et qu’il est retombé au 7e rang mondial ? Ou le Suisse réussira-t-il à sortir de nouveaux coups de raquette magiques pour décrocher un 18e titre du Grand Chelem ? La réponse va tomber cette semaine à l’US Open alors que la promesse alléchante d’un quart de finale contre Rafael Nadal s’est précisée suite à sa victoire samedi contre le Français Adrian Mannarino (ATP 63).

"La night session ici est toujours spéciale. Ce stade immense, cette foule, New York City… On ne sait jamais combien de fois on va encore pouvoir jouer sur ce court. Alors il faut en profiter", confia-t-il, satisfait du devoir accompli après sa qualification en 1h21 sur le score sans appel de 6-3, 6-0, 6-2. "J’ai gagné assez rapidement et c’est bon pour la confiance. En plus, je me suis bien amusé. J’ai réussi à imposer mon jeu, j’étais plus puissant que lui. Je suis très content…"

L’année 2013 n’a guère été faste jusqu’à présent pour Roger Federer. Ses résultats dans les tournois majeurs - une demi-finale à Melbourne, un quart à Paris et un… deuxième tour à Wimbledon -, sont même à des années-lumière de ce qu’il avait réalisé durant la dernière décennie. Le Bâlois, 32 ans, est certes déterminé à rebondir. Il a tout fait pour soigner son dos et il a même testé une nouvelle raquette cet été afin d’avoir de meilleures sensations, avant de revenir à l’ancienne.

"Cela a été une année difficile, mais elle n’a pas été horrible non plus", poursuivit-il. "J’ai reculé du 4e au 7e rang, mais il ne s’agit pas d’une chute vertigineuse. Je figure toujours dans le Top 10 et je sais que je suis capable de pratiquer du grand tennis. Je suis très excité d’être ici. Je n’ai jamais disputé de mauvais tournoi à l’US Open. Je ne suis pas ici à New York simplement pour participer et atteindre les quarts de finale. Je suis venu pour gagner !"

Roger Federer s’est promené jusqu’à présent dans le quartier du Queen’s. En trois matches, l’esthète helvète n’a perdu que 21 jeux. Il devrait d’ailleurs pouvoir continuer sur sa lancée ce lundi alors qu’il affrontera Tommy Robredo (ATP 22), qu’il a déjà battu 10 fois… sur 10. Le problème pour lui, c’est que cette année, il n’a réussi à décrocher qu’une victoire contre un membre du Top 10 - Jo-Wilfried Tsonga à l’Australian Open - contre six défaites, dont trois contre Rafael Nadal.

"La confiance ne peut pas revenir en un seul match. Mais un match remporté, et encore un, et encore un… Vous gagnez et vous sentez que vous jouez mieux. Je comprends l’excitation liée à la perspective de ce match (contre Rafa). Je pense que nous espérons tous deux que cela se produira ici pour la première fois à New York. Maintenant, Robredo sera un adversaire difficile, car il a prouvé à Paris qu’il était fort physiquement et mentalement."

Pour la petite histoire , Roger Federer a déjà rencontré Tommy Robredo en huitième de finale à l’US Open. C’était en 2009, l’année de sa dernière présence en finale. Un bon présage ?