Le long calvaire de Callens

Le long calvaire de Callens
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Tennis

SERGE FAYAT

Publié le à - Mis à jour le à

ENVOYÉ SPÉCIAL À NEW YORK

Le regard rivé vers les chaussures, elle s'est dirigée vers le filet pour serrer la main de son adversaire. Le parcours en simple d'Els Callens à l'US Open s'est achevé mercredi midi dans un relatif anonymat. Sur le court n°8, l'Anversoise (WTA 78) s'est inclinée pour la cinquième fois consécutive contre Silvia Farina Elia (WTA 14), tête de série n°13 du tableau, sur le score sans appel de 6-2, 6-2.

`Je crois qu'elle doit bien m'aimer, sourit-elle, fataliste. J'avais bien imaginé un plan tactique, où je me voyais frapper régulièrement croisé afin de la sortir du court, mais elle l'a aisément neutralisé. Il n'y avait rien à faire. Elle a joué de manière tellement profonde que je ne suis jamais parvenue à avoir d'emprise sur son jeu. J'ai bien essayé, mais je me suis chaque fois fait prendre en contre-attaque. Elle a livré le match parfait, un point c'est tout.´ Comme à Bologne, il y a tout juste un mois, dans le cadre de la Fed Cup, Els Callens n'a effectivement pas pu opposer grand-chose à la première joueuse italienne. C'est même carrément un petit calvaire qu'elle a vécu sur le ciment américain. Les cinq premiers jeux du match, elle passa littéralement son temps à compter les points et à ramasser les balles. Et dans le deuxième set, elle perdit également tous les échanges importants. Bref, il ne manquait plus que l'air entraînant des Fugees Killing me softly et le décor eût été complet...

`Pas la fin du monde´

`Elle ne donne pas vraiment l'impression de faire mal, mais ses balles sont remarquablement bien placées, concéda-t- elle. Comme elle lit merveilleusement le jeu, elle peut les prendre tôt et diriger à sa guise les débats. Avec Martina Hingis et Nicole Pratt, elle est l'une des joueuses qui me convient le moins. Je préfère les grandes frappeuses. Cette défaite ne constitue cependant pas la fin du monde. Je ne suis pas démoralisée. L'an dernier, j'avais également perdu ici au deuxième tour, mais en qualifications. Il est clair que si je pouvais jouer toute la saison sur gazon et à un niveau qui fut le mien contre Serena Williams à Wimbledon, je figurerais vraisemblablement parmi les cinquante meilleures, mais il faut rester réaliste. Moi, en tout cas, je suis consciente de mes qualités et de mes défauts.´

Els Callens va pouvoir se concentrer pleinement sur sa discipline de prédilection, c'est-à-dire le double. Elle en garde d'ailleurs un excellent souvenir à Flushing Meadows. L'an dernier, avec l'Américaine Chanda Rubin, elle avait ainsi effectué un somptueux parcours et atteint les quarts de finale après avoir dominé ni plus ni moins que les soeurs Williams sur le Granstand. Cette fois-ci, elle fera équipe avec l'Italienne Roberta Vinci.

`Cette victoire contre les Williams fut un merveilleux moment. J'espère que nous réussirons à aller le plus loin possible. En tout cas, je suis contente de ne plus devoir jouer aujourd'hui...´

© Les Sports 2002

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