BRUXELLES Le Royal Charles Quint retient son souffle. Dans onze jours débutera, en effet, l' Iris Ladies Trophy, le tournoi féminin organisé par le matricule n°1012 et doté de 10.000 dollars. «Il n'existe que trois autres tournois de cette envergure en Belgique, à Rebecq, à Westende et à Coxyde, explique Charly Roosemont, administrateur du club. Nous sommes donc le seul événement de ce type à Bruxelles. Je peux vous assurer qu'il s'agit d'une grosse organisation, qui nécessite beaucoup de temps et d'efforts. L'année dernière, nous avions d'ailleurs été un peu pris de court par la décision de l'organisation précédente de ne plus prendre en charge le tournoi. Mais nous avons tout mis en oeuvre pour le ressusciter, avec l'aide de sponsors et sur la base d'un budget de 20.000 euros.»

Le tournoi s'est progressivement forgé une réputation de tremplin pour les jeunes joueuses, qui peuvent y récolter leurs premiers points WTA. En consultant le palmarès, on s'aperçoit d'ailleurs qu'une certaine... Kim Clijsters, alors âgée de 15 ans, y inscrivit son nom en 1998.

«Kim avait reçu une wild card à cette occasion et elle a brillamment remporté l'épreuve, poursuit Charly Roosemont. Ce fut le point de départ d'une carrière d'ores et déjà exceptionnelle. Aujourd'hui, ses résultats, conjugués à ceux de Justine Henin-Hardenne, tiennent le pays entier en haleine. Les pratiquants se rendent dès lors compte que le succès est à portée d'un coup de raquette.»

En facilitant la mise sur orbite de jeunes talents belges, le club, fort de son école où l'on dénombre 200 jeunes, entend également montrer la voie à suivre aux joueurs du cru. Par ailleurs, l' Iris Ladies Trophy peut aussi constituer un lieu de rencontres idéal. Comme celles qui ont amené Sacha Rosten, membre du Charles Quint et ancien sparring de Dominique Monami, à devenir le coach de la Suissesse Ali Tricerri, puis de la Hongroise Esther Molnar. Une preuve supplémentaire que ce tournoi peut ouvrir de larges horizons à qui veut s'y engouffrer...

© La Libre Belgique 2003