Avant les demi-finales du Masters de la WTA, le Français Gilles Simon a relancé le débat.

Les demi-finalistes des Masters féminins sont connues. Décalage horaire oblige, les matches auront lieu très tôt, ce samedi matin. Une raison de plus de ne pas regarder, sans doute. Car il faut bien le dire, ces Masters n’intéressent pas grand monde. Tiens, on vous met au défi de citer les quatre filles du carré d’as.

De quoi apporter de l’eau au moulin de ceux qui militent contre l’égalité des prize-money. Parmi eux, le Français Gilles Simon, qui en a encore remis une couche cette semaine. "Il y a cinquante indicateurs qui disent que ce n’est pas normal. Prenez les tournois mixtes : les prize-money sont divisés par deux alors que 75 % des entrées sont générées par les matches des hommes. Je ne trouve pas ça normal."

Les quatre jeunes femmes qui en découdront ne seront sûrement pas d’accord. Mais le prouveront-elles en nous donnant du spectacle ? A 8h, Garbiñe Muguruza rencontre Agnieszka Radwanska. Invaincue en phase de poules, l’Espagnole mène aussi 4-2 dans les confrontations individuelles (4-0 cette année). Elle aura toutefois eu 24 heures de repos de moins que son adversaire et aura dû lutter pendant plus de 2h30 pour venir à bout de Petra Kvitova. "Radwanska est une joueuse très intelligente qui décèle parfaitement les points faibles de son adversaire", dit-elle.

La première Polonaise en finale du Masters ?

On assistera en tout cas à un match entre deux écoles : la mobilité et la variété de la Polonaise face à l’agressivité de l’Espagnole. En cas de victoire, Radwanska serait la première Polonaise à atteindre une finale de Masters. A 11h30, Maria Sharapova affronte Petra Kvitova. La Russe a retrouvé un très bon niveau (trois victoires et un seul set perdu en phase de poules). En l’absence de Serena Williams et après l’élimination de Halep, elle fait figure de grande favorite, même si Muguruza la précède au classement mondial.

Kvitova, elle, ne doit sa qualification qu’à la défaite de Kerber contre Safarova. Son dernier match de poule, contre Muguruza, a pourtant rappelé qu’elle restait une spécialiste des surfaces dures. L’an dernier, c’est d’ailleurs ici qu’elle avait donné une leçon à Sharapova (6-3, 6-2). Mais, au bilan des confrontations directes, la belle Maria mène toujours 6-3.