Le Suisse Roger Federer, n°1 mondial et tenant du titre, s'est assuré jeudi de retrouver l'Australien Lleyton Hewitt (ATP 3) en demi-finale de l'US Open de tennis, dernier tournoi du Grand Chelem de l'année, pour une revanche de la finale 2004.

Mercredi, le bas du tableau avait livré son verdict pour le dernier carré en assurant la présence d'un Américain en finale, avec la demi-finale opposant Andre Agassi (ATP 7), tête de série n°7, et Robby Ginepri (ATP 45) Face à l'Argentin David Nalbandian (ATP 11), l'un des huit joueurs actuellement sur le circuit à compter plus de victoires que de défaites (5-2 avant la rencontre) contre lui, Federer n'a pas perdu de temps pour mettre les choses au point: une heure 40 minutes et trois manches (6-2, 6-4, 6-1) pour être précis.

Dès la moitié du premier set, deux jeux blancs consécutifs de sa part effacèrent un break précoce de Nalbandian, solide joueur de fond de court, pour donner la manche à Federer, pourtant pas impérial.

Menant encore quatre jeux à deux dans la deuxième manche, Nalbandian, l'un des trois joueurs à avoir au moins disputé trois quarts de finale cette année en Grand Chelem, avec Hewitt (3) et Federer (4), sombra rapidement.

Sur les onze derniers jeux, le vainqueur de Wimbledon (24 ans) en empocha dix pour remporter sa 68e victoire de la saison en 71 matches.De son côté, Hewitt (N°3) s'est pour sa part qualifié en peinant, 2-6, 6-1, 3-6, 6-3, 6-1, face au Finlandais Jarkko Nieminen (ATP 55), qui contraria l'Australien en le poussant souvent à la faute (16 directes) pour enlever la première manche en 36 minutes sur sa troisième balle de set.

«Il a pris un bon départ. Il m'a mis de la pression et j'ai dû m'ajuster», a simplement commenté l'Australien à sa sortie du court.Après s'être effectivement «ajusté» dans la deuxième manche, Hewitt connut un nouveau passage à vide en abandonnant la troisième.

Heureusement pour lui, il réussit à se sortir du piège finnois en remportant aisément les deux dernières, pour porter son total de victoires contre Nieminen à trois en autant de matches.

S'il veut avoir une chance face à Federer, Hewitt devra retrouver sa marque de fabrique, à savoir une agressivité débordante, qui a semblé lui faire défaut sur ce quart de finale. Peut-être en gardait-il en prévision de la demi-finale de samedi face à celui qui l'a humilié l'an passé en finale en lui infligeant un terrible 6-0, 7-6 (7/3), 6-0? En attendant, il figure dans le dernier carré pour la cinquième fois en six ans, après une victoire (contre Pete Sampras en 2001), une finale (contre Roger Federer en 2004) et deux demi-finales (contre Pete Sampras en 2000 et André Agassi en 2002).

«Je me réjouis de jouer contre Hewitt, a commenté Federer. Sur dur, il est l'un des joueurs les plus dangereux. Il a peut-être eu des problèmes contre moi dans le passé, mais il sait qu'un jour il aura sa chance. Et peut-être que ce sera ce samedi.»«J'aime jouer à New York, a confirmé Hewitt. C'est ici que j'avais remporté mon premier titre en double avec Max Mirnyi, avant de gagner mon premier Grand Chelem en simple l'année suivante. C'est pour cela que ce tournoi a une saveur particulière pour moi. Tout mon jeu se met en place quand je reviens ici...» (Belga)

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