Lors de l'audience programmée lundi à Bruxelles, les avocats des deux sportifs ont demandé la levée provisoire de leur suspension, jusqu'à ce que le Conseil d'Etat ait statué sur la décision du VDT à leur encontre. Yanina Wickmayer était présente lors des plaidoiries, pas Xavier Malisse.

Yanina Wickmayer et Xavier Malisse ont été suspendus un an pour avoir enfreint à trois reprises (à 2 reprises et manqué un contrôle pour Malisse) les règles des "whereabouts" leur imposant de signaler le lieu de leur présence à l'Agence mondiale antidopage (AMA) en vue des contrôles antidopages.

"Le VDT est une instance administrative qui décide de sanctions administratives. Il n'a en outre aucun fondement législatif. Le seul moyen de recours, c'est le TAS (le tribunal arbitral du sport de Lausanne), qui est aussi une instance de droit privé," a argumenté notamment Maître Johnny Maeschalck qui a rappelé la disproportion entre les faits reprochés et la sanction.

Le conseiller de la Communauté flamande, Maître Tom De Sutter, a répondu que le VDT n'était pas un tribunal administratif mais une instance de droit privé. Et que les règles sur les 'whereabouts' ne pouvaient pas être contestées devant un tribunal civil, mais devant le Conseil d'Etat qui doit statuer sur leur respect de la Constitution.