Les Anglais auront dû en avaler leur pint de bière de travers... C'est un Écossais qui a dû leur donner un moyen de se consoler, samedi soir, de l'élimination de leur équipe nationale de football en quarts de finale de la Coupe du Monde à Gelsenkirchen. Andy Murray (ATP 44), 19 ans, a ainsi créé la grosse surprise du tableau masculin en éliminant Andy Roddick (ATP 5), le finaliste des deux dernières éditions, 7-6 (7/4), 6-4, 6-4 sur le Centre Court.

"J'ai livré un match fantastique", confia-t-il. "Sincèrement, je ne m'imaginais pas gagner. Je pensais juste avoir une petite chance si je retournais. C'est la plus belle victoire de ma carrière. J'ai dû sauver tellement de balles de break. Battre le double finaliste de Wimbledon en trois sets, c'est énorme", s'exclama-t-il. Appelé à devenir le successeur de Tim Henman et peut-être carrément celui de Fred Perry, dernier vainqueur... britannique à Wimbledon en 1938 (!), Andy Murray ne s'était pas fait que des amis à Londres en déclarant dans une interview qu'il supporterait "n'importe quelle équipe, sauf l'Angleterre", lors de la Coupe du Monde de football. Repris de... volée par des centaines de gens ayant inondé son site internet de messages plus virulents les uns que les autres, il se montra nettement plus diplomatique et se dit carrément déçu de la défaite aux tirs au but contre le Portugal.

"Je savais que c'était 0-0 et que Rooney avait été exclu lorsque je suis monté sur le terrain. Je pensais sincèrement qu'ils gagneraient aux tirs au but. C'est étonnant que des joueurs comme Lampard et Gerrard aient raté. Cela aurait été génial pour le sport britannique de gagner la Coupe du Monde. À moi, maintenant de tâcher de gagner ici..."

Nul doute que les Anglais seront tous derrière lui, ce lundi, dans son huitième de finale contre Marcos Baghdatis (ATP 16), le finaliste de l'Australian Open...