Il est assez phénoménal Rafael Nadal (ATP 2) a balayé vendredi son compatriote et ami David Ferrer (ATP 6) pour se hisser une septième fois en finale à Roland Garros et se placer dans les meilleures dispositions pour battre le record de six titres qu’il partage avec Björn Borg. L’Espagnol s’est imposé 6-2, 6-2 et 6-1 en 1h45 et retrouvera dimanche Novak Djokovic (ATP 1) dans une finale historique.

"Je ne sais pas si c’était le match parfait. Je ne crois pas à la perfection, car ça n’existe pas. Mais c’était sans doute l’un de mes meilleurs matches sur ce court", a-t-il déclaré après sa démonstration de force. "Je ne m’attendais pas une victoire aussi aisée, car David est un des meilleurs joueurs sur terre battue. Je suis désolé pour lui, c’est un ami. Il mérite aussi d’aller en finale. Il est là chaque semaine "

De match, il n’aura été question que pendant vingt minutes. Le temps, en fait, pour Rafael Nadal de trouver ses marques et d’emballer la machine pour broyer un adversaire qui eut le malheur de mal négocier sa seule occasion à 2-1 au premier set. Intraitable, impitoyable, le gaucher de Manacor réussit même le point de la quinzaine, une amortie suivie d’un lob après s’être retrouvé les fesses sur la terre battue !

"C’est vrai que j’étais par terre, mais je n’ai jamais perdu la balle des yeux. J’avais donc encore le temps de la jouer dans de bonnes conditions", raconta-t-il.

"C’était un match fantastique pour moi, je suis très content. A Barcelone et à Rome, cela avait été très accroché et j’aurais pu perdre contre David. Je suis très heureux d’être une nouvelle fois en finale à Roland Garros", ajouta-t-il carrément en français.

Rafael Nadal atteint pour la cinquième fois consécutive la finale d’un tournoi du Grand Chelem, un exploit qui n’a été réalisé que par Roger Federer, dix de suite entre 2005 et 2007.

Mais le tenant du trophée a surtout remporté ses 51 derniers sets joués sur la terre battue ocre ! Bref, on se demande comment même Novak Djokovic, aux portes d’un Grand Chelem à cheval sur deux saisons, va réussir à lui faire mordre la poussière pour le priver d’un septième titre record.

"Il n’y a pas de secret. J’ai travaillé dur pour profiter de tels moments. J’essaie toujours de faire de mon mieux, de rester concentré et humble, de répéter les choses qui ont bien fonctionné par le passé. Le fait d’avoir battu Djokovic (NdlR : à Monte Carlo et à Rome) m’a donné plus de confiance, c’est vrai.

La finale sera une bataille difficile. Ce tournoi est spécial. Si je gagne, je serai très heureux, mais le plus important c’est que je récolterai les fruits mon travail."