"J'ai souvent l'impression que les gens n'ont aucune considération pour la santé mentale des athlètes et cela me semble d'autant plus vrai lorsque je regarde une conférence de presse ou y prend part moi-même", écrit-elle sur ses réseaux sociaux. "On nous interroge sur des questions auxquelles ont a souvent déjà répondu ou qui instillent le doute dans notre esprit. Je ne veux pas me soumettre à des personnes qui doutent de moi", se défend la Japonaise. "J'ai regardé de nombreuses vidéos d'athlètes qui craquent après une défaite en conférence de presse. J'estime que cette situation revient à frapper quelqu'un qui est à terre", argumente-t-elle.

Ainsi, Naomi Osaka a décidé qu'elle ne participerait à aucune conférence de presse durant Roland-Garros. Elle précise qu'il ne s'agit aucunement de pointer les journalistes ou ce tournoi en particulier par cet acte mais bien de faire face à une situation qu'elle a dû mal à comprendre.

Des amendes en cas de refus d'interview

Par son comportement, la joueuse de tennis risque cependant de s'exposer à de lourdes amendes. Il est en effet interdit pour un joueur de soustraire aux demandes des médias. Naomi Osaka se dit malgré tout prête à prendre le risque et espère que le "montant considérable" qu'elle devra payer ira à des associations caritatives œuvrant à la santé mentale.