"C'est une déchirure musculaire, donc je ne sais pas si je m'en remettrai en moins de deux jours", a estimé le Serbe, numéro 1 mondial, qui doit affronter en 8es de finale le Canadien Milos Raonic, 14e joueur du monde, dimanche pour une place en quarts de finale.

"Je ne sais pas si je serai en mesure d'entrer sur le court ou pas. Je suis très fier de ce que j'ai réussi ce soir, pour le reste on verra demain". Djokovic a pris un temps mort médical à 1-2 dans le troisième set et a quitté le court, souffrant visiblement des abdominaux sur le côté droit. De retour, il a semblé au bord de l'abandon, incapable de se mouvoir et de frapper normalement.

"Dans le quatrième set, je n'ai fait que servir, je servais deux premières balles, je n'arrivais pas à retourner", a avoué Djokovic. "Je n'ai fait qu'essayer de rester en vie en espérant que, quoi qu'il se passe là-dedans, ça passerait un peu. Et c'est un peu passé vers la fin du quatrième set", a-t-il ajouté en assurant que Fritz "avait perdu le match", plus que lui-même ne l'avait gagné.

"C'est l'une des victoires les plus étranges de ma vie. Quels que soient l'endroit et l'adversaire, me sortir d'un match comme ça, je m'en souviendrai", a-t-il assuré.

Sans compter qu'à 23h30 (13h30 en Belgique), le juge arbitre a demandé aux spectateurs de quitter le court afin d'être chez eux à 00h00 pour le début du confinement décrété par les autorités. Le match a été suspendu quelques minutes, le temps que les spectateurs mécontents s'en aillent en sifflant, et s'est terminé à huis clos, dans une ambiance redevenue soudain funèbre.

"Public ou pas, je me concentrais sur ce qui se passait sur le court, avec cette blessure, en priant que d'une façon ou d'une autre j'arriverais à gagner ce match. Ce qui s'est finalement passé", a commenté Djokovic.