Il le dit d'emblée. "Je n'attends rien de ce tournoi." C'est le moral dans les chaussettes qu'Olivier Rochus montera, ce mar-di, sur le court pour disputer son premier tour contre l'Australien Chris Guccione, bénéficiaire d'une wild card , dans ce qui pourrait être un avant-goût de Coupe Davis. En cause, un... ongle incarné consécutif à son match de trois heures perdu, jeudi dernier, à Auckland, contre l'Argentin Juan Monaco. "Ce n'est rien du tout mais cela fait un mal de chien ! Je suis pour l'instant sous antibiotique et je me suis entraîné très légèrement car j'ai les pires difficultés à courir. Je suis content de ne jouer que mardi mais ce ne sera pas évident. Guccione est un des meil-leurs serveurs du circuit. Il frappe une vingtaine d'aces par match. En plus, il vient d'atteindre la finale à Adélaïde."

Olivier Rochus sait sans doute mieux que quiconque que le fait de défier un Australien à Melbourne n'est pas un cadeau. L'an dernier, il avait été surpris au deuxième tour par Peter Luczak en cinq sets. Bref, ce n'est pas le pied mais il assure qu'il fera contre mauvaise fortune bon coeur dans l'espoir de retrouver peut-être son frère Christophe, pressenti pour faire son retour en Coupe Davis, au deuxième tour.

"Je vais me battre, c'est sûr. Je n'ai pas envie d'avoir fait le voyage pour rien. Mon but est de me maintenir aux alentours du cette année !" glissa encore l'Auvelaisien, qui a passé son samedi en réunion avec le conseil des joueurs de l'ATP dont il fait partie depuis peu. "Nous sommes une dizaine, dont Blake et Ljubicic. C'était un peu rébarbatif. On a parlé dopage et également . Nous sommes plus ou moins tous contre la formule de poules car elle offre trop de possibilités de magouiller mais l'ATP a demandé d'attendre avant de juger. On verra en fin d'année mais je pense que ce n'est pas bon pour notre sport."