Tennis

Pete Sampras a donné la leçon

Publié le - Mis à jour le

Chacun face à son carrefour. Pete Sampras, 31 ans, tête de série 17, le record absolu de 13 titres majeurs acquis, convaincu qu'il pouvait encore aller de l'avant et emprunter la voie d'une fin de carrière fructueuse. Andy Roddick, 20 ans, piaffant comme un cheval fou, prêt à fonçer droit vers son premier triomphe majeur, mais n'ayant jamais atteint les demi-finales en Grand Chelem.

Le passé hypothétique et le futur immédiat, le champion peu démonstratif et coulé dans le moule classique des anciens Australiens, le jeune espoir rock-and-roll excitant la foule, plongeant par terre, brandissant le poing. Le héros et son ex-fan, l'idole et celui qui voudrait lui succéder. L'affiche du quart de finale de l'US Open jeudi soir en a fait une nocturne comme on les adore à New York.

Une leçon !

Ça, c'était l'affiche. Une image figée où les symboles priment sur les personnes. La réalité, jeudi soir sur le court central de Flushing Meadows, fut tout autre. Roddick l'exubérant était comme éteint. Sampras, l'ancien, était en feu. Le score, 6-3, 6-2, 6-4, était catégorique. La durée, 1h30, celle d'une leçon succincte plutôt qu'un véritable duel.

`Ses retours étaient profonds, chose difficile à réussir contre un service comme le mien´, dira Roddick. De plus, aucun contexte ne convient mieux que celui-ci à Sampras. Pas seulement l'Open d'où il est sorti quatre fois vainqueur, mais les rencontres en nocturne sur le central où l'ex-numéro un affiche un palmarès étonnant de 20 victoires en 20 rencontres. Les sunlights lui conviennent bien mieux que le soleil. `Je me nourris de l'énergie de la foule en nocturne, a expliqué Sampras. Je joue à mon meilleur niveau quand je ne réfléchis pas, quand j'évolue à l'instinct.´

Que lui réserve l'avenir immédiat? Samedi il rencontrera en demi-finale le Néerlandais Sjeng Schalken, joueur qu'il a battu quatre fois sur quatre, et c'est là que la nature expéditive de son succès face à Roddick prend tout son relief.

Car Sampras se trouve dans le bas du tableau, parmi les désavantagés de la pluie, retardés par les intempéries. Censé jouer cinq matches en sept jours, Sampras a accueilli avec soulagement un quart si reposant, Schalken ayant bataillé de son côté cinq sets et plus de trois heures et demie jeudi dernier pour écarter le Chilien Guillermo Gonzalez en quart de finale.

© Les Sports 2002

A lire également

Facebook

Cover-PM

cover-ci

Immobilier pour vous