Est-ce la perspective, déjà confirmée pour Auckland, qu’elle va passer l’essentiel du mois de janvier en Australie qui pousse Yanina Wickmayer, depuis lundi, à multiplier les bonds de kangourou ?

La demi-finaliste du dernier US Open, au même titre que Xavier Malisse, a été, on le sait, autorisée par le tribunal de première instance de Bruxelles à reprendre le chemin des courts. Et la Fédération internationale de tennis (ITF) a autorisé l’Anversoise Yanina Wickmayer à pouvoir rejouer selon le bureau de management de la joueuse belge. Olivier van Lindonk, vice-président d’IMG Tennis, a expliqué avoir eu Stuart Miller, le patron de l’ITF, au téléphone qui lui a confirmé officiellement que l’ITF donnait l’autorisation à Yanina Wickmayer de reprendre la compétition. Il n’a pas précisé si Xavier Malisse était dans le même schéma, mais rien ne devrait empêcher le Courtraisien, actuellement à l’entraînement aux Etats-Unis, de reprendre lui aussi officiellement le chemin des courts.

"Si j’espérais une décision qui allait dans notre sens, déclarait la joueuse après l’annonce delevée de sa suspension. Je ne m’attendais certainement pas à un jugement du tribunal aussi rapidement. Je suis incroyablement contente. Il y a un gros point d’interrogation pour le moment concernant une participation à l’Open d’Australie, car les inscriptions sont clôturées. Je devrai compter sur une invitation de la part des organisateurs. Je ne sais pas s’ils vont me l’accorder. A Auckland, je sais qu’ils étaient contents de moi, et je pense qu’ils sont prêts à m’inviter "

Ce qu’ils ont effectivement fait hier par le biais d’une wild-card. Geste que devraient, eux aussi, poser dans les prochaines heures les organisateurs du tournoi de Sydney. Restera, alors, à convaincre la direction de l’Open d’Australie où, en principe, les inscriptions pour le tableau final sont clôturées, mais où on ne doute pas que l’attribution des wild-cards peut, elle, encore subir une modification tardive. "De toute manière, je suis prête à jouer. Il n’est même pas question de m’entraîner plus dur, puisque je le fais déjà. Je vais simplement veiller, désormais, à transformer les sentiments négatifs qui pouvaient m’habiter en énergie positive pour mon tennis "

Ce à quoi elle s’est attachée hier déjà. Plus motivée que jamais, elle a en effet multiplié les échanges sur terre battue ! "En fait, comme on n’attendait une décision que vers le 7 janvier, jusqu’à cette date j’avais planifié de mettre surtout l’accent sur ma condition physique. Le verdict tombé lundi à Bruxelles modifie forcément mes plans, dans la mesure où je vais, désormais, donner la priorité au jeu par rapport au physique. Mais plus rien, croyez-moi, ne peut m’atteindre. Je suis tellement heureuse de pouvoir rejouer en compétition. Alors tout le reste n’a sincèrement que peu d’importance "