Rafael Nadal a fait hausser quelques sourcils en expliquant avoir demandé à l’ATP et manifestement obtenu de ne plus être arbitré par Carlos Bernardes depuis février dernier et leur énième accrochage sur les dépassements de temps. "C’est un bon arbitre et quelqu’un de bien mais je pense que lorsque vous avez toujours des problèmes avec la même personne c’est mieux de faire une pause."

Il faut d’ailleurs savoir que les arbitres ont la possibilité de placer un joueur sur la liste de ceux qu’ils aimeraient ne plus arbitrer pendant quelque temps. Stan Wawrinka a confirmé l’existence de ce type de requêtes : "J’ai déjà fait cette demande, pour une courte période".

Mais il y met une condition, tout en pointant l’influence des stars du circuit : "Quand un joueur fait une demande, elle doit être accordée quand l’arbitre a fait des fautes. Ils ont essayé d’être plus stricts sur les 25 secondes mais les arbitres n’arrivent pas à appliquer la même chose à tous les joueurs. Ils savent que s’ils se mettent les top joueurs à dos, c’est difficile. Et ils aiment aller sur les finales…."

"Quelque chose d’extrêmement personnel"

Roger Federer, lui, estime que c’est un problème qui ne regarde que Nadal et Bernardes : "C’est quelque chose d’extrêmement personnel. Moi j’essaie toujours d’éviter de me laisser bouffer par ça, mais c’est clair qu’il y a des arbitres avec lesquels on se sent mieux que d’autres."

Il réfute tout traitement de faveur pour le Big 4 : "Je ne veux pas être traité différemment. Je pense que si tu es fair-play, et qu’une fois tu casses une raquette, il ne faut pas tout de suite donner un warning. Mais il faut que tout le monde soit traité de la même façon."

Novak Djokovic affirme qu’il n’aurait jamais fait comme Nadal : "On fait tous des erreurs, on a tous nos mauvais jours. Oui il y a eu des matches où je n’étais pas satisfait d’un arbitre mais jamais je n’allais demander à l’écarter. Je ne trouve pas ça juste."

L’ATP de son côté tient à rappeler la procédure : "Les superviseurs de l’ATP sont responsables du choix des arbitres. Un certain nombre de facteurs entrent en compte, et les incidents en font partie. Les requêtes de ce genre arrivent, de la part du joueur ou de l’arbitre mais la décision finale revient au superviseur, avec l’objectif d’atteindre la plus grande qualité possible sur chaque match".