Quand Olivier voit la vie en Black

Tennis

Miguel Tasso

Publié le

Ce ne sera pas aussi facile que prévu! La Belgique et le Zimbabwe sont à égalité (1-1) après les deux premiers simples d'hier. Et chacun sait que le double est la spécialité de l'équipe africaine... La défaite d'Olivier Rochus face à Wayne Black, dans ce match de la zone Euro-Africaine, n'était assurément pas prévue au programme. Agé de trente ans et pointé à la 364e place mondiale, le Zimbabwéen n'avait pas, d'apparence, les armes pour contrer le joueur belge. Sur le court, il en fut tout autrement. «En Coupe Davis, le classement n'a qu'une importance relative. Tout se joue aussi dans la tête», rappelle justement le Zimbabwéen. Après avoir remporté la première manche 6-3, Olivier Rochus eut l'occasion de tuer le match lorsqu'il bénéficia de deux balles de deuxième set à 5-4 sur son service. Il dominait la rencontre et rien ne semblait pouvoir l'inquiéter. «Mais je n'ai pas su conclure. J'ai manqué un passing assez facile. Et, après, tout a basculé. J'ai commis trop de fautes sur les points importants...» admet l'Auvelaisien. Saisissant bien sa chance, montant à la volée à la moindre occasion (notamment sur les deuxièmes balles de son adversaire) et étalant son joli registre technique dans les échanges, Wayne Black profita de l'aubaine pour remporter ce deuxième set au tie-break (7-3). C'était le tournant de la partie.

Dans la foulée, il s'adjugea en effet la troisième manche. «J'ai pris confiance au fur et à mesure du match. J'ai senti que j'avais une chance et j'ai fait jouer mon expérience. Je sentais qu'il avait la pression sur ses épaules....» expliquait après coup le Zimbabwéen, qui n'avait plus joué en simple sur terre battue depuis... deux ans!

«Très déçu!»

Le public tournaisien y crut à nouveau lorsqu'Olivier s'adjugea le quatrième set. Mais dans la manche décisive, Black dicta sa loi, s'envolant rapidement à 3-0 pour sceller sa victoire 6-2. «Il a très bien joué, c'est sûr. Il était très agressif sur toutes les balles. Et, physiquement, il a tenu mieux que prévu. Mais cela ne m'empêche pas d'être très déçu. J'ai mal joué les points importants. Et je suis pleinement conscient que ce point perdu peut avoir une grande importance. Un-un ou deux-zéro, c'est très différent! Mais c'est la Coupe Davis. Il faut s'en faire une raison...»

Déjà battu en cinq sets, ces dernières années, par le Français Sébastien Grosjean, par le Marocain Hicham Arazi et par les Autrichiens Jurgen Melzer et Stefan Koubek, Olivier Rochus semble maudit dans cette compétition. «A force de perdre les matches de la même façon, je commence à y penser...» Osons croire que cette défaite ne pèsera pas trop lourd sur la balance de ce match et, à plus long terme, sur le moral d'Olivier.

© Les Sports 2004

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