A l'heure de lancer sa saison, Steve Darcis, 24 ans, jette un dernier regard dans le rétroviseur. En 2008, il a disputé 23 tournois pour remporter 21 matches. Sa saison a surtout été marquée par son second titre ATP, à Memphis et sa finale à Amersfoort où il défendait son titre de 2007.

Quel bilan dressez-vous de la saison 2008 sur un plan personnel ?

Clairement, il y a eu un avant et un après Memphis. Mon début de saison était décevant, mais j'ai eu un déclic à Memphis. Alors que j'étais sur le point de perdre au premier tour, je me suis accroché pour l'emporter après trois heures de match. Quelque chose s'est débloqué dans mon jeu. Sinon, je retiens aussi ma finale à Amersfoort et mes deux premières vraies sélections en Coupe Davis.

Quels sont les événements qui ont marqué la saison ?

Sans conteste, Rafael Nadal. Il a été le Monsieur 2008. J'ai regardé son incroyable finale à Wimbledon contre Roger Federer. Il a mérité son accession à la première place mondiale. Dans une moindre mesure, j'ai été impressionné par la seconde moitié de Gilles Simon qui a décroché sa place pour le Masters. C'est un joueur exemplaire. Jamais blessé, il a une bonne vision du jeu et une puissance physique intéressante.

Et du côté de la WTA ?

La retraite de Justine Henin. Je ne m'y attendais pas du tout. Cette annonce a été un véritable choc.

Si on sort du contexte de l'actualité sportive, quelle image garderez-vous de l'année écoulée ?

La crise financière. Beaucoup de gens ont été touchés par cette catastrophe.

Quel sera votre programme pour cette saison à venir ?

Tout n'est pas encore certain. Mais je jouerai d'office à Brisbane, à Auckland et à l'Australian Open. Ensuite, je disputerai le tournoi de Zagreb. Après, soit je me rends à Rotterdam et à Marseille, soit je m'envole pour San Jose, Memphis et Delray Beach.

Que peut-on vous souhaiter pour la nouvelle saison ?

De terminer l'année dans le "Top 50". Mais aussi, souhaitez-moi de ne pas me blesser. J'ai suffisamment galéré par le passé. Maintenant, j'ai trouvé le juste équilibre. Cela fait un an et demi que je ne me suis plus blessé sérieusement. Certes, j'ai eu des douleurs au poignet, au dos ou au coude, mais rien de grave.

© La Libre Belgique 2008