Absent depuis avril 2000, Pete Sampras fait son retour en Coupe Davis de tennis à l’occasion du match Etats-Unis - Slovaquie, de vendredi à dimanche à Oklahoma City, ce qui n’a pas manqué de raviver l’intérêt américain pour l’épreuve.

Après la cuisante défaite face à la Suède, 5-0, dans la finale de 1997, cet intérêt s’était relâché au point d’aboutir à une élimination au premier tour contre la Suisse, 3-2, l’année dernière à Bâle. Le retour de Sampras, motivé par le désir de redonner un petit coup de fouet à sa carrière, ne pouvait donc mieux tomber.

L’ancien N.1 mondial, qui a fait taire ses critiques pour se découvrir un amour immodéré d’une épreuve régulièrement décriée par ses compatriotes, sera associé au superbe espoir Andy Roddick pour ce qui s’annonce comme un sommet du premier tour. Face aux redoutables Slovaques, il pourrait également être utile en double, talon d’Achille de son équipe, avec cet autre vétéran qu’est Todd Martin.

L’autre match au sommet opposera, à Birmingham, la Grande-Bretagne à la Suède. Tim Henman et Greg Rusedski auront certes l’avantage de jouer chez eux. Mais Thomas Johansson vient de remporter les Internationaux d’Australie, au cours desquels Jonas Bjorkman a éliminé Henman en huitièmes de finale.

Australie en danger

Paradoxalement, le double risque cette fois-ci d’être le point faible des Suédois. Nicklas Kulti, avec lequel Bjorkman avait l’habitude de jouer ces derniers temps, est en effet blessé alors que Henman et Rusedski forment une paire très percutante.

Les deux finalistes de l’an dernier ne sont pas très au point. La France, tenante du trophée, alignera contre les Pays-Bas les mêmes joueurs qu’en décembre dernier à Melbourne. Avec, en remplaçant, Cédric Pioline qui n’a joué depuis, et perdu, qu’un seul match au Qatar. Et quatre autres joueurs dont les résultats ont été à peine plus brillants, à l’exception de Nicolas Escudé.

Quant aux Australiens, ils se déplaceront sans Patrick Rafter, ni Lleyton Hewitt, ni Mark Philippoussis à Buenos Aires, où les attendent la terre battue et un climat social pas très serein. Autant dire que leur capitaine, John Fitzgerald, n’en a pas fini avec ses misères et qu’ils pourraient bien enregistrer leur première défaite en trois rencontres face aux Argentins.

Privée des services de Tommy Haas, l’Allemagne, toujours déchirée par des zizanies malgré l’arrivée du nouveau capitaine Michael Stich, est également mal partie à Zagreb contre la Croatie de Goran Ivanisevic et Ivan Ljubicic.

En revanche, il serait étonnant que la Suisse renouvelle à Moscou son coup d’éclat de l’an dernier en parvenant à mettre sous l’éteignoir les ambitions proclamées d’Evgueni Kafelnikov et Marat Safin.

Sans Gustavo Kuerten, blessé à la hanche, le Brésil n’a pratiquement aucune chance de battre les Tchèques sur la surface rapide d’Ostrava. Alors que la rencontre entre spécialistes de la terre battue, Espagne-Maroc, à Zaragoza, pourrait être plus équilibrée qu’il n’y paraît à première vue. (AFP)