C'est face aux Etats-Unis que l'équipe belge de Coupe Davis tentera de retrouver sa place au sein du Groupe Mondial. Le match se disputera du 23 au 25 septembre dans la partie néerlandophone du pays. Et, évidemment, sur terre battue. «Ce sera un super-match et une grande publicité pour le tennis masculin. Idéalement, d'un point de vue sportif, pour déstabiliser nos adversaires, on devrait jouer à l'extérieur. Mais, au niveau de l'organisation, je ne sais pas si ce sera possible. On devra peut-être jouer en indoor», explique Steven Martens, le capitaine de l'équipe belge. Les noms du Flanders Expo de Gand et du Sportpaleis d'Anvers étaient déjà cités.

Victorieux de l'épreuve à 31 reprises, les Etats-Unis font évidemment figure d'épouvantail. La Belgique aurait tort de ne pas croire en ses chances. «Les Américains ne sont pas de grands spécialistes de la terre battue. Juste après l'US Open, il y aura un beau coup à jouer», prédit Julien Hoferlin.

Il est trop tôt, bien sûr, pour évoquer la composition de l'équipe des Etats-Unis. Andy Roddick, très attaché aux couleurs nationales, sera sans doute de la fête. La présence d'Andre Agassi, en revanche, est beaucoup moins sûre. Le capitaine John McEnroe pourrait dès lors faire confiance à James Blake ou Mardy Fish. En double, les frères Byan devraient être du voyage. «Sur une terre battue bien lourde, avec l'appui du public, nous aurons notre chance. A tout prendre, mieux vaut jouer à domicile face aux USA que se déplacer en Biélorussie», résume Christophe Rochus.

Reste à savoir si, pour cette rencontre décisive, le capitaine sélectionnera Xavier Malisse. Après avoir refusé sa sélection face à la Croatie en septembre, le Courtraisien n'a pas été convié en Serbie la semaine passée. «Je ne suis pas vraiment favorable à son retour. Je ne ferme pas la porte. Mais la Coupe Davis ne se joue pas à la carte, en fonction de l'adversaire ou de la prime de match. Il faut faire preuve de respect à l'égard de ses partenaires et répondre toujours présent», confie Christophe Rochus.

Il reviendra à Steven Martens de trancher, après avoir consulté toutes les parties. Taluentueux et expérimenté, Malisse est, dans l'absolu, incontournable. Mais il ne faudrait évidemment pas que sa présence nuise à l'esprit d'équipe et crée de la zizanie. «Je suis ouvert au dialogue. Je rencontrerai Xavier dans les prochains jours. Nous discuterons. Mais je pèserai évidemment très soigneusement le pour et le contre», explique Steven Martens.

A Belgrade, la semaine dernière, les joueurs belges (les frères Rochus, Dick Norman et Kristof Vliegen) ont fait preuve de solidarité et d'un formidable état d'esprit. Quand le tennis se joue en équipe, ça compte...

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