Roger Federer, le maître incontesté

Tennis

Laurent Monbaillu

Publié le

Roger Federer, le maître incontesté
© BELGA/AFP

Avec le brio qu'on l'a vu afficher à de très nombreuses reprises cette saison, Roger Federer a remporté le Masters, dimanche à Houston, en disposant d'Andre Agassi sur le score de 6-3, 6-0, 6-4, et il a encaissé au passage un gros chèque dont le montant se chiffre à 1,29 million d'euros.

Invaincu au cours des cinq rencontres disputées dans la compétition, ne cédant qu'un set au Kid de Las Vegas lors d'une rencontre de poule acharnée - il dût aussi sauver deux balles de match - le géant suisse a pris son adversaire à la gorge d'entrée de jeu, distribuant le jeu avec la même aisance que lors de la demi-finale qui l'avait vu éliminer le n°1 mondial Andy Roddick. Malgré une interruption de deux heures et demie due à la pluie, au début de la deuxième manche, le joueur de Bâle a continué à exercer sa domination sur l'Américain dans les deuxième et troisième sets, concluant sur son 11e ace d'une partie longue de 88 minutes.

Une année exceptionnelle

«C'était l'un de mes meilleurs matches cette saison, a apprécié Roger Federer. Tout a fonctionné à la perfection. La seule chose que je n'ai pas eu à faire fut la volée, car je terminais les points très vite. Quel superbe finish! Le Masters et Wimbledon sont mes deux tournois favoris, donc je suis très content. Vous avez toujours des hauts et des bas, mais cette saison a été pleine. C'est même une année incroyable pour moi.»

Vainqueur de sept tournois (Dubaï, Munich, Halle, Wimbledon, Gstaad, Vienne et, à présent, le Masters) en 2003, sur un total de douze, Roger Federer boucle l'année au deuxième rang mondial, à seulement 32 points de Roddick. De quoi lui donner des regrets par rapport à la seule défaite concédée face à l'Américain, en août à Montréal, où le champion de Wimbledon avait pourtant mené 4-2 dans la dernière manche. «Andy mérite sa place de numéro un», a toutefois reconnu, fair-play, le Suisse, dont le travail avec un préparateur mental lui permet de mieux maîtriser les instants de doute sur le court.

«Tu es un exemple»

Plus vieux joueur, depuis 25 ans, à disputer une finale d'un Masters qu'il a remporté en 1990, Andre Agassi a, pour sa part, reconnu qu'il n'avait jamais été dans le coup, alignant seulement 13 coups gagnants pour 30 fautes directes et aucune balle de break. Nul doute que ses quatre matches précédents, tous disputés en trois sets, auront pesé dans les jambes du trentenaire américain.

«Du début à la fin du match, j'ai senti que je n'avais aucune chance», a expliqué l'Américain, qui était resté sans jouer depuis sa demi-finale perdue à l'US Open face à Ferrero en septembre. «Il a fait ce qu'il avait à faire et il aurait probablement même pu mieux jouer. Pour moi, ça a été une semaine difficile. Cela faisait beaucoup après deux mois sans jouer. Je pense être mieux en Australie, en janvier, que je ne l'étais ici.»

Avant de se tourner vers le vainqueur et de lui adresser un beau compliment: «Tu es un exemple pour ce qui est des déplacements et du jeu, et tu me permets d'être meilleur chaque année.» Comprenez par là que le choc des générations n'a pas encore trouvé son épilogue...

© Les Sports 2003

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