Roger Federer, "le" Master chef
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Tennis

Roger Federer, "le" Master chef

Serge Fayat

Publié le - Mis à jour le

Il a hurlé son bonheur jusqu’à Bâle après qu’un dernier de ses coups droits fut retombé sur la ligne. Roger Federer (ATP 2) a écrit un nouveau petit bout d’histoire, dimanche soir à Londres, en devenant le troisième joueur après Ivan Lendl et Pete Sampras à remporter une cinquième fois le Masters. En finale, l’esthète helvète a battu son grand rival Rafael Nadal (ATP 1) 6-3, 3-6 et 6-1 pour clore de façon majestueuse une année inférieure à ses standards.

"J’ai vraiment savouré cette semaine", s’exclama-t-il à même le court après avoir reçu son trophée. "Tous les joueurs adorent venir ici. On aimerait être automatiquement invité chaque année tellement il s’agit d’un beau tournoi, mais il faut malheureusement se qualifier. J’espère ne pas avoir gâché les vacances de Rafa, mais je ne le pense pas, car il a vécu une somptueuse année. C’est super d’être dans les projecteurs. Rendez-vous l’année prochaine !"

Avide d’achever une saison frustrante par un coup d’éclat, Roger Federer se sera montré impérial dans l’O2 Arena. La raquette conquérante, le recordman du nombre de titres du Grand Chelem aura offert un récital quasi parfait, ne perdant qu’un seul set, le deuxième de la finale, contre un adversaire émoussé par les trois heures passées la veille dans un thriller avec Andy Murray. Bref, un vrai Masterchef !

"Il n’y a pas de secret. En indoor, plus qu’ailleurs, il faut être agressif", ajouta le Suisse, qui aura fait la différence par son pétillant coup droit dans une apothéose de gala entre les deux meilleurs joueurs de ce début de troisième millénaire. "Et j’étais dans un bon jour "

La victoire, la 66e de sa carrière, sera particulièrement douce pour un Roger Federer peu à la fête cette année et qui n’avait plus réussi à battre son meilleur ennemi Rafael Nadal dans la finale d’un grand événement depuis son triomphe à Wimbledon en 2007. Vainqueur à l’Australian Open en janvier, il a achevé sa saison comme il l’avait commencée, prouvant du coup qu’il était toujours grand et qu’à 29 ans, le temps de sa gloire n’était pas révolu.

Vivement 2011 !

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