En demi-finale jeudi, Kenin (21 ans) a battu la Tchèque Petra Kvitova (11e) 6-4, 7-5 en 1h45, tandis que Swiatek est devenue à 19 ans la deuxième Polonaise à accéder à une finale en Grand Chelem dans l'ère Open (1968), la troisième au total, en écartant la qualifiée argentine Nadia Podoroska (131e) 6-2, 6-1.

L'Américaine avait perdu un set à chaque match sauf au 3e tour contre la qualifiée Irina Bara qu'elle a effacée 6-2, 6-0. Et donc face à Kvitova, ex-N.2 mondiale aujourd'hui 11e.

"C'est une super joueuse, elle a un jeu très agressif, un service énorme, je savais que je devais jouer mon meilleur tennis pour gagner, je suis super fière de moi, c'était un super match", a commenté Kenin qui peut désormais rêver d'un second sacre majeur cette année.

"Absolument, je l'ai fait en Australie donc... J'ai eu des matchs vraiment difficiles ces deux dernières semaines, je suis tellement excitée d'être en finale, c'est juste incroyable", a commenté la joueuse assurée de retrouver le 4e rang du classement WTA, voire d'atteindre le 3e en cas de victoire samedi.

Peu d'expérience

L'an dernier, pour sa deuxième participation au Majeur parisien, Kenin avait battu sa compatriote Serena Williams au 3e tour avant de chuter en 8es face à la future lauréate australienne Ashleigh Barty. Au total, depuis son arrivée sur le circuit principal en 2018, elle n'avait gagné que 6 matches sur terre battue, pour 11 défaites, avant l'édition 2020 de Roland-Garros.

Kvitova n'avait pas perdu un seul set en cinq matchs du tournoi jusque-là, elle en a perdu deux d'un seul coup.

Le parcours de rêve de la trentenaire, qui n'avait plus dépassé les huitièmes de finale sur la terre battue parisienne depuis sa demi-finale 2012 perdue face à la future lauréate Maria Sharapova, s'est donc arrêté sur un match d'un niveau nettement inférieur à ce qu'elle avait proposé jusque-là.

Elle a notamment commis trop de fautes directes (31 pour 28 coups gagnants) face à une adversaire qui s'est montrée bien plus affamée qu'elle et plus en réussite (21 fautes directes pour 23 coups gagnants).

En outre, Kvitova n'a pu s'appuyer sur son service. Elle qui avait réussi 24 aces lors de ses cinq précédents matchs, n'en a totalisé que deux face à Kenin.

La gauchère tchèque peut néanmoins se réjouir de son tournoi, elle dont la carrière avait été mise en péril par un coup de couteau reçu à sa main gauche en 2016 lors d'un cambriolage à son domicile. Opérée, elle avait été éloignée des courts pendant cinq mois.

C'est à Roland-Garros qu'elle avait renoué avec la compétition au printemps 2017. Double lauréate de Wimbledon (2011 et 2014), elle retrouvera lundi le Top 10.