La N.2 mondiale Simona Halep s'est qualifiée pour les huitièmes de finale de Roland-Garros à toute vitesse, en 54 minutes, aux dépens de l'Américaine Amanda Anisimova (WTA 29) en deux sets 6-0, 6-1 vendredi.

Sous le toit du court Central, Halep a ainsi pris une revanche éclatante sur sa cadette de dix ans, qui l'avait privée de dernier carré en 2019.

Si la Roumaine s'est montrée solide, avec 72% de première balle et 15 coups gagnants pour seulement 7 fautes directes, sa jeune adversaire américaine (19 ans) s'est sabordée toute seule en commettant 32 fautes directes.

Anisimova n'avait pourtant laissé échapper que quatre jeux au cours de ses deux premiers tours.

"J'ai vraiment joué un bon match, j'ai été très agressive, je voulais vraiment mieux jouer que l'année dernière, et j'ai réussi à le faire", s'est félicitée la joueuse roumaine.

Halep, sacrée sur la terre battue parisienne en 2018, sera opposée à la jeune Polonaise Iga Swiatek (57e) pour une place en quarts de finale. Simona Halep l'avait éliminée au même stade en 2019 pour sa première participation au tournoi parisien.

Swiatek sort facilement Bouchard

Face à Bouchard, ancienne N.5 mondiale - en 2014 - retombée au 168e rang, Swiatek a développé une panoplie prometteuse, entre ses qualités de retourneuse, son efficacité au filet - 9 montées réussies sur 10 tentées - et sa solidité en fond de court.

Seul bémol, un service friable - 50% de premières balles seulement - qui a permis à Bouchard d'effacer un break en début de seconde manche.

Mais la Polonaise, déjà présente cette année en 8e de finales à l'Open d'Australie et au 3e tour à l'US Open, a ensuite mis fin à tout suspense, enquillant 4 jeux d'affilée pour conclure en 1 heure et 14 minutes.

Svitolina pourrait affronter Mertens

L'Ukrainienne Elina Svitolina, 5e mondiale, s'est qualifiée vendredi pour les 8es de finale de Roland-Garros en dominant la Russe Ekaterina Alexandrova (WTA 31) 6-4, 7-5 après 1h40 d'un match accroché. Au prochain tour, elle affrontera Elise Mertens (WTA 20) ou Caroline Garcia (WTA 45).

"Ça n'a pas été un match facile. Je savais qu'elle frappait fort et à plat. Il a fallu que je courre beaucoup", a commenté Svitolina qui a passé autant de temps sur le court que lors de son 2e tour où elle avait cédé un set blanc à la qualifiée mexicaine Renata Zarazua (178e) avant de s'imposer 6-3, 0-6, 6-2.

"C'est toujours bien d'être en deuxième semaine d'un Grand Chelem. C'est différent cette année sans le public, mais il faut savoir apprécier les tournois du Grand Chelem", s'est félicitée la joueuse de 26 ans, qui avait été éliminée au 3e tour de l'Open d'Australie en janvier et n'avait pas joué la mini-tournée américaine post-confinement. Elle n'a repris la compétition qu'à Rome, où elle a été éliminée en quarts.

En raison de la pandémie de coronavirus, Roland-Garros se joue avec une jauge réduite à 1.000 spectateurs par jour pour l'ensemble des terrains, laissant une impression de vide sur les grands courts. L'US Open s'était joué à huis clos.

Svitolina a atteint deux fois les quarts de finale à Paris, en 2015 et surtout en 2017, année durant laquelle elle a fini par perdre face à Simona Halep après avoir mené 6-3, 5-1 et s'être procuré une balle de match.

Elle a remporté Roland-Garros juniors en 2010, mais n'a jamais joué de finale en Grand Chelem, malgré deux demies en 2019, à Wimbledon et à l'US Open.

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Kiki Bertens dans un fauteuil

La Néerlandaise Kiki Bertens, tête de série N.5 à Roland-Garros, s'est facilement qualifiée pour les huitièmes de finale vendredi, au surlendemain d'une victoire suivie de crampes qui l'avaient forcée à quitter le court en fauteuil roulant et en larmes.

Moins d'une heure pour battre la Tchèque Katerina Siniakova, qui n'a réussi à gratter que quatre jeux (6-2, 6-2): Bertens n'avait visiblement plus aucune séquelle du long combat (7-6 (7/5), 3-6, 9-7) remporté face à l'Italienne Sara Errani deux jours plus tôt.

"Je me suis entraînée 30 minutes hier, j'ai fait du vélo et on m'a fait beaucoup de massages; mon entraîneur et mon kiné ont fait un super travail", a expliqué la 8e mondiale au micro de Fabrice Santoro.

Le match contre Errani avait viré au rocambolesque, d'abord en raison des incapacités récurrentes de l'Italienne à servir correctement, puis des douleurs affichées par Bertens et moquées par son adversaire, qui n'hésita pas à l'imiter claudicante après un point gagné.

Défaite, Errani avait quitté le court en poussant un juron pendant que son adversaire victorieuse, le corps tétanisé et perclus de crampes, était prise en charge par un médecin et un kiné qui l'emmenaient finalement en fauteuil roulant.

"Je n'aime pas qu'on se moque de moi", avait expliqué l'Italienne, accusant Bertens d'avoir joué la comédie. "A un moment elle était blessée, à un autre elle courait comme un lapin."

"Mes crampes se sont arrêtées au bout de 30 minutes" après la fin du match, grâce aux soins, avait expliqué Bertens.

Au récent Masters 1000 de Rome, Sinner avait confirmé ses bonnes dispositions sur terre battue en battant Benoît Paire et surtout Stefanos Tsitsipas.

Deux autres joueurs âgés de 20 ans ou moins se sont qualifiés vendredi pour les huitièmes de finale: l'Américain Sebastian Korda, fils de Petr Korda, et le Français Hugo Gaston, 239e mondial. Ce dernier a réalisé un immense exploit en battant le Suisse Stan Wawrinka, triple lauréat en Grand Chelem, pour sa première participation au tableau principal de Roland Garros.