Sous la plume de Jayne Hrdlicka (présidente de Tennis Australia), Gilles Moretton (président de la Fédération Française de Tennis), Ian Hewitt (président du All England Lawn Tennis Club) et Mike McNulty (président de la United States Tennis Association), un communiqué a été publié pour donner plus de détails sur une affaire qui fait grand bruit dans le monde de la petite balle jaune.

"Mercredi dernier, Naomi Osaka a annoncé sur les réseaux sociaux qu'elle ne participerait pas aux conférences de presse obligatoires lors du tournoi de Roland-Garros 2021", peut-on y lire. "Après cette annonce, les équipes du tournoi lui ont demandé de reconsidérer sa position et ont essayé sans succès d'entrer en contact avec elle afin de mieux comprendre ses préoccupations. Au vu du manque de coopération de Naomi Osaka, l'Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open lui ont conjointement écrit pour lui demander comment elle allait, lui proposer un soutien. Dans ce message, ses obligations médiatiques lui ont également été rappelées, ainsi que les conséquences du non-respect de celles-ci."

Naomi Osaka a décidé ce dimanche de ne pas se conformer à ses obligations médiatiques contractuelles. Le juge-arbitre de Roland-Garros a donc décidé de lui appliquer une amende de 15.000 dollars, conformément à l'article III H. du Code de conduite. "L'équilibre psychologique des joueurs et joueuses qui participent à nos tournois et qui évoluent sur les différents circuits sont de la plus haute importance pour les Grands Chelems. Cependant, afin de continuer à nous améliorer sur ce sujet, nous avons besoin de leur coopération", poursuit le communiqué. "L'un des aspects clés des règles du Grand Chelem est le devoir qu'ont les participants de s'entretenir avec les médias, quel que soit le résultat de leur match - une responsabilité qu'ils assument dans l'intérêt du tennis, des fans et d'eux-mêmes. La facilitation de l'accès aux médias à travers différentes chaînes, traditionnelles et numériques, participe de façon importante au développement et à l'évolution de notre sport." Naomi Osaka, qui affrontera mercredi au deuxième tour une autre Roumaine, Ana Bogdan (WTA 102) a également été informée des conséquences de ses actes. "Nous avons informé Naomi Osaka que, dans l'hypothèse où elle continuerait à manquer à ses obligations médiatiques pendant le tournoi, elle s'exposerait à de nouvelles sanctions, comme cela est stipulé dans le Code de conduite. Des infractions à répétition pourraient engendrer des sanctions plus sévères, y compris l'exclusion du tournoi (Code de conduite, Article III T.), ainsi que le déclenchement d'une enquête pour faute grave, qui pourrait mener à des amendes plus lourdes et des suspensions pour les Grands Chelems à venir (Code de conduite Article IV A.3)."