Attention, ça va cogner ce dimanche. Si Elise Mertens veut voir les huitièmes, la 16e mondiale doit se défaire du grand espoir du tennis mondial : Elena Rybakina. La 21e mondiale de 22 ans a remporté leur seul duel, en quarts à Shenzhen l’an passé (6-4, 4-6, 6-2) en route vers la finale. 

Dans la foulée, elle remportait le titre à Hobart puis disputait les finales de Saint-Pétersbourg, Dubaï et Strasbourg. Ultra-puissante avec une qualité de frappe qui rappelle Davenport, Rybakina sera forcément à son aise sur la terre battue rapide de Madrid où elle a sorti Alja Tomljanovic (6-4, 6-0) au 1er tour. 

La bonne nouvelle pour Mertens est que Rybakina est arrivée ici avec une confiance en berne. Depuis son quart à Abu Dhabi en début de saison, elle court après son jeu une défaite en Fed Cup début avril en Agentine face à Maria Carle, 430e mondiale. 

Avec son jeu qui ne connaît que le risque et peu le lift, le timing n’a aucun droit à l’erreur et le doute se paie cher. Récente finaliste à Istanbul, Mertens a tous les repères nécessaires mais surtout les qualités de contre et de défense pour prendre en défaut le jeu de jambes de la grande Rybakina et capitaliser sur les fautes directes. Mais pour faire jouer le coup en trop à sa rivale, il faut neutraliser les premières salves : Mertens devra jouer le punching ball tout en s’engouffrant dans la moindre brèche pour attaquer.