Après avoir effectué un petit détour par les plages de Miami, Kim Clijsters s’est directement rendue à Marbella où la tête de série numéro 3 entrera en lice face à la Roumaine Dulgheru (WTA 49). La jeune maman découvrira pour la première fois depuis son retour à la compétition la surface qu’elle déteste le plus : la terre battue. Avec un moral au zénith à la suite de son époustouflante quinzaine à Miami, la nouvelle "Top 10" est prête à atterrir sur la surface ocre.

"J’ai hâte", confie avec un enthousiasme d’enfant Kim Clijsters ! "Jamais, je n’aurais pensé que je dirais une chose comme ça un jour mais j’ai hâte d’être sur terre battue. Cela va être un défi. La terre a toujours été ma surface la plus difficile, même si j’y ai eu de bons résultats. Il faut que je change d’état d’esprit et que je me dise, forte de mes bons résultats, que je peux aussi frapper des balles lourdes sur la terre et mettre beaucoup de pression sur mes adversaires. En plus, je pense que je suis physiquement plus au point qu’avant et je crois que ça peut faire une petite différence aussi."

La surface ocre est aussi le revêtement propice à ses légendaires grands écarts même si "Clijsters II" ne se risque plus à de telles cabrioles. "Je crois que c’est dû à la position que j’essaie d’avoir sur le court désormais. Plus tu recules et plus tu donnes de l’angle à ton adversaire pour t’attaquer. J ’essaie d’être plus près de la ligne et de dicter l’échange depuis cette position. Cela implique que tu réagisses plus vite et tu t’exposes plus aux coups gagnants, mais c’est aussi plus facile pour aller chercher les balles sur les côtés. Je sais que je suis capable de jouer comme ça. Les grands écarts, je crois que je ne les ferai désormais que lorsque je serai très loin derrière ma ligne de fond et que c’est le seul coup qui me restera."

Sur la terre battue de Roland Garros, elle avait été la première joueuse belge en 2001 à accéder en demi-finale d’une levée du Grand Chelem. Neuf ans plus tard, la native de Bree a mûri.

Il ne lui aura fallu que huit tournois lors de sa seconde carrière pour intégrer à nouveau le cercle très select du "Top ten". Une victoire à l’US Open, un succès lors du "cinquième major" de la saison à Miami, et un autre au modeste tournoi de Brisbane n’ont pas fait tourner la tête de la Limbourgeoise. Epanouie dans son rôle de maman, elle n’hésite plus à revoir ses ambitions sportives à la hausse. Elle se voit même à la seule place à la hauteur de son parcours à Miami, la première. "Pour être honnête, je pense que si je joue très bien dans le peu de tournois que je vais disputer, la place de n°1 mondiale est possible. Ce n’est pas mon principal objectif. Compte tendu de ma situation, je ne peux pas aller dans tous les tournois possibles pour gagner des points. Ce que je cherche, c’est d’être à un pic de forme à chaque tournoi que je dispute. Je tape très bien la balle en ce moment, peut-être mieux que jamais. Si ça arrivait, ça serait super, mais cette place n’est pas une obsession."