Il y eut les années de vaches maigres où l’AFT et Tennis Vlaanderen durent copieusement mettre la main au portefeuille afin d’assurer les déplacements ou les rencontres à domicile de Coupe Davis. Tombée de nulle part, l’année 2015 est le théâtre d’une moisson prodigieuse. Avec une présence en finale et quatre tours disputés en Belgique, le tableau ne pouvait qu’être favorable sur un plan financier.

Les recettes de cette finale culmineront autour de trois millions d’euros. "Mais, les frais sont également exponentiels", nous confie-t-on du côté des instances officielles. Par exemple, le dimanche, un souper officiel de 250 à 350 personnes doit être pris en charge par la Belgique. Les normes concernant les transports, les logements, les installations sont encore plus sévères. L’optimisme reste évidemment de rigueur. Les comptes finiront dans le vert. Largement dans le vert.

Le ticketing et les 2000 VIP ont donc rempli les caisses. A l’heure actuelle, il est impossible de fixer un budget précis de l’événement qui se tiendra du 27 au 29 novembre au Flanders Expo de Gand. L’ITF, très tatillonne, est déjà championne du monde des frais de dernière minute. L’instance internationale vire une somme tant à la Fédération organisatrice qu’aux joueurs.

L’argent ne fait pas le bonheur. Les motivations de Goffin, Darcis, Bemelmans et Coppejans sont avant tout d’ordre sentimental et patriotique. Néanmoins, l’aspect financier n’est pas négligeable. Dans la bible de l’ITF, le chapitre sur le prize-money est relativement flou vu qu’aux pages 27 à 30, les chiffres ne sont pas fournis. L’ITF préfère s’épancher sur les valeurs sportives et morales du Saladier d’argent.

Un budget de 7,5 millions pour la France

La dotation que la Fédération internationale (ITF) octroie au pays vainqueur s’élève à environ 550 000 € (et 300 000 € pour le finaliste). Chaque pays gère à sa façon la répartition du gâteau. L’an passé, la finale entre la France et la Suisse avait déchaîné les passions. La France tablait sur un budget de 7,5 millions sur l’ensemble de son parcours en Coupe Davis.

La campagne 2014 avait permis à "Swiss Tennis" de dégager un bénéfice net d’environ 2,5 millions d’euros selon le site "24heures.ch". Si on remonte dans le temps, Slate.fr croit savoir que la Serbie, finaliste en 2010, avait reçu environ 1,1 million d’euros. Certaines nations versent 15 % du prize-money au capitaine.