Une semaine de vérité
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Tennis

Une semaine de vérité

Serge Fayat

Publié le - Mis à jour le

Le tennis belge entame une semaine de vérité à Liège à la faveur d’une rencontre de Zone Euro Africaine de la Coupe Davis contre la Pologne. Il s’agira d’un rendez-vous déterminant pour l’avenir du pays dans l’épreuve, après son éjection du Groupe Mondial l’an dernier, ainsi que pour les joueurs, qui n’ont guère été à la fête depuis le début de la saison.

"Les Polonais ? Ils sont quatre", sourit Réginald Willems, le nouveau capitaine lorsqu’on lui demanda ce qu’il connaissait de l’adversaire. "Plus sérieusement, ils possèdent un très bon jeune, Janowicz, qui a atteint la finale de Roland-Garros junior, l’an dernier. Il sert à plus de 200 à l’heure et peut avoir le niveau sur un match. Leur double pourrait également être redoutable, même si Fyrstenberg est blessé. Bref, le grand danger serait de les sous - estimer."

Hiérarchie incertaine

C’est d’autant plus vrai que la Belgique s’alignera sans son homme en forme et n° 1, Christophe Rochus. L’ombre de l’Auvelaisien, qui n’a pas été sélectionné en raison d’un passé peu glorieux dans la compétition et d’un âge avancé, a d’ailleurs plané mardi dans l’enceinte du Country Hall du Sart Tilman.

"Par respect pour les autres joueurs, c’est la dernière fois que j’en parle", poursuivit-il. "J’ai essayé, en âme et conscience, d’établir la meilleure équipe. "Chris" est un ami et j’en ai discuté avec lui. Il n’a jamais été extraordinaire en Coupe Davis. Je ne pense dès lors pas que je prenne plus un risque en ne le sélectionnant pas. Imaginez qu’il attrape des crampes après deux sets."

En l’absence de Christophe Rochus, c’est Kristof Vliegen (ATP 100) qui devrait être le chef de file de l’équipe. Vainqueur du tournoi Challenger de Besançon, le Limbourgeois est le seul à figurer dans une dynamique de victoires. Le deuxième joueur de simple pourrait être Xavier Malisse (ATP 163) et le double confié à Steve Darcis et Olivier Rochus.

"Personne n’a sa place assurée", ajouta le capitaine, à qui il ne déplaisait pas que la terre battue posée ressemble pour l’instant à un marécage. "Il faut la mériter. Je préfère d’ailleurs avoir quatre joueurs de même valeur qu’un qui sorte du lot et devoir jouer à pile ou face avec les autres", sourit-il, tandis que Kristof Vliegen insistait afin qu’il reconnaisse sa valeur. "Vendredi, il aura sa place assurée", glissa-t-il alors, avant d’ajouter, "comme les autres "

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