Lors de leur réunion à Londres, des responsables de la Fédération internationale de tennis (ITF), de l'ATP et de la WTA, qui gèrent les circuits masculins et féminins, et du Comité du Grand Chelem, chargé de l'organisation des quatre tournois majeurs, ont décidé de faire appel à un organisme extérieur pour mener l'enquête. Cet organisme reste à choisir, a dit un porte-parole de la WTA.

"Bien que nous ne pensions pas qu'il y ait un problème de corruption dans notre sport, nous reconnaissons qu'il existe une menace sur l'intégrité du tennis", lit-on dans le communiqué. Des rumeurs de matches truqués ont circulé avec insistance sur le circuit ces dernières semaines, après que l'ATP eut ouvert, en août, une enquête à propos d'une partie impliquant le Russe Nikolay Davydenko au deuxième tour du tournoi de Sopot, en Pologne.

Sur ce match, le site de paris en ligne Betfair avait décidé de suspendre les paris après l'abandon sur blessure de Davydenko face à Martin Vassallo Arguello, alors que le score était de 2-6, 6-3, 2-1 en faveur de l'Argentin. Selon la société de paris, environ 3,4 millions de livres (5 M d'euros) auraient été misées avant la rencontre et durant le premier set, soit dix fois le montant total des paris en temps normal pour un match de ce type.

Depuis, plusieurs joueurs ont fait état de tentatives de corruption à leur encontre, à l'image de l'Américain Paul Goldstein, du Serbe Novak Djokovic, du Russe Dimitry Tursunov et des Belges Gilles Elseneer et Dick Norman.

Dernier en date à témoigner, l'Ecosais Andy Murray qui a lâché mardi à la BBC: "la corruption existe et tout le monde sait que cela est fréquent".