Que peuvent attendre Malisse et Wickmayer de la justice dans son sens large ? Lundi, on plaidera devant le tribunal de première instance. Les joueurs demandent qu’en attendant un jugement au fond, le juge suspende la sanction de suspension d’un an.

S’ils reçoivent une réponse positive rapide, ils pourront aller à l’Open d’Australie, mais uniquement via une wild card ou les qualifs (le délai d’inscription est plus court : trois semaines). S’ils n’obtiennent pas gain de cause, ils feront en référé (urgence) la même demande au Tribunal arbitral du sport (Tas) de Lausanne.

En cas de refus de la levée provisoire de la sanction, les autres procédures suivront leur cours. Et là, cela pourrait durer des mois. Les juridictions concernées ne sont pas réputées pour leur diligence.

Rappelons que des actions sont menées par les conseils des tennismen devant le conseil d’Etat, la Cour européenne des droits de l’homme, la Commission européenne (la Belgique est assignée), etc.

La philosophie de la défense de Xavier et de Yanina est basée sur la violation du principe de proportionnalité (la sanction est excessive par rapport à la faute). D’autres axes de défense sont déjà certains.

Pour les avocats des joueurs, l’Ama abuse de sa position dominante (elle a un monopole et n’a pas d’assise juridique), du droit au travail, du respect de la vie privée, du principe de libre prestation des services, un des piliers de la construction de l’Europe.