L'adversaire des Belges en Coupe Davis est connu. Il reste à déterminer les contours de l'équipe. L'éternelle incertitude du cas Xavier Malisse plane sur la composition. À en croire les propos du Courtraisien, le mystère reste entier. "Je n'ai rien fait pour que la Belgique en soit là, mais si demain, le coach fait appel à mes services, je viendrai", avouait l'intéressé qui complétait ses propos dans un second temps. "J'en veux à la Fédération pour ce qui s'est passé il y a 5-6 ans. Le poids du passé est trop lourd à porter. Lorsqu'on perd un point en Coupe Davis, les critiques fusent de toutes parts, alors que je me suis toujours donné à fond. Par rapport à l'équipe, nos relations sont au beau fixe. Le seul problème émane de la Fédération. Il faudra voir aussi mon calendrier pour ne pas mettre en péril la suite de la saison." Pour brouiller davantage les cartes, le Courtraisien clôturait cet épineux dossier par une jolie formule : "J'ai toujours été prêt à jouer en Coupe Davis car j'aime l'ambiance qui y règne."

La relation d'amour-haine entre la Fédération et "X-Man" ne doit pas occulter l'évolution personnelle du Courtraisien, qui reste sur une belle saison. À 26 ans, il entre dans l'âge de raison où il devrait être capable de produire son plus beau tennis. "J'ai bien débuté l'année avant d'accuser le coup sur terre battue. Ma contre-performance à Roland Garros m'a fait mal. Je voulais réaliser un beau parcours mais des douleurs au bras et au talon en ont décidé autrement." Malgré sa déception, Xavier Malisse a su trouver les ressources pour redresser la tête et poursuivre l'année en beauté. "Je suis fier de mon quart de finale à Toronto où j'ai perdu avec les honneurs face à Federer. Je suis surtout fier de ma constance. Maintenant, il me reste Metz, Vienne, Madrid, Lyon et Paris pour prouver que je tiens la route." Xavier Malisse fera une halte, début décembre, sur la reine des plages, Ostende, avec Kristof Vliegen pour un tournoi exhibition. "Je tenais à y être pour redorer mon image. J'aime pouvoir jouer sans pression et qui plus est en Belgique. Les spectateurs y découvriront mon vrai visage qui n'a rien à voir avec le râleur qui détruit ses raquettes. Il est délicat de corriger une réputation négative. J'ai 26 ans et j'aspire à plus de stabilité. À 18 ans, j'étais le seul Belge près du "Top 20" et j'avais toute la pression. Maintenant, avec Olivier et Kristof, nous sommes trois dans le "Top 35". Il me reste encore 4 ou 5 ans au sommet. À moi de continuer avec les mêmes rêves que cette année."

© La Libre Belgique 2006